🟠 [Chronique] Lion’s Share – Inferno (2026) par le Doc. 🟠  

4.7
(67)

Après dix-sept ans de silence discographique, Lion’s Share revient avec Inferno, un album qui porte parfaitement son nom. Plus qu’un simple comeback, ce septième opus s’impose comme une véritable déclaration d’intention : renouer avec l’essence du heavy metal tout en affichant une puissance renouvelée.


Mené par le duo Lars Chriss (guitare) et Nils Patrik Johansson, le groupe suédois n’a rien perdu de sa capacité à écrire des morceaux fédérateurs, taillés dans la tradition du metal classique.

Et surtout, il revient avec une conviction intacte.
Il faut mesurer ce que représente Inferno : le premier album studio du groupe depuis près de deux décennies. Un laps de temps qui aurait pu fragiliser leur identité. C’est tout l’inverse qui se produit ici.


Lion’s Share revient avec un disque plus direct, plus concentré, pensé comme une synthèse de tout ce qui a fait sa force : riffs tranchants, refrains puissants et une approche profondément ancrée dans le heavy metal des années 80.


Le groupe ne cache d’ailleurs pas ses ambitions : livrer son album “le plus fort et le plus abouti”.
Dès les premières pistes, Inferno impose un ton résolument heavy.

Les guitares de Lars Chriss sont incisives, parfois tranchantes, tandis que la section rythmique maintient une pression constante.
Mais la véritable pièce maîtresse reste la performance vocale de Nils Patrik Johansson.

Puissant, habité, il s’inscrit dans la lignée des grandes voix du genre, évoquant immédiatement l’héritage de Ronnie James Dio.
L’influence est d’ailleurs assumée. Certains morceaux flirtent clairement avec l’esprit des grandes heures de Dio, que ce soit dans les mélodies, les structures ou les refrains épiques.


Des titres comme “The Lion’s Trial” ou “Chain Child” illustrent parfaitement cette filiation. Riffs rapides, mélodies orientalisantes, énergie constante : Lion’s Share rend hommage à ses influences sans tomber dans la copie servile.


Même chose pour “We Will Rock”, véritable clin d’œil aux hymnes heavy des années 80, avec un refrain calibré pour être repris en chœur.
Mais là où l’album fonctionne réellement, c’est dans sa sincérité. Le groupe ne cherche pas à moderniser artificiellement son son. Il assume pleinement son ADN et c’est précisément ce qui donne au disque sa force.


Si l’écriture reste profondément ancrée dans la tradition, la production, elle, est résolument actuelle. Le son est clair, puissant, parfaitement équilibré.
Les guitares gagnent en épaisseur, la batterie en impact, et l’ensemble bénéficie d’une lisibilité qui renforce l’efficacité des compositions.


C’est ce contraste entre écriture classique et production moderne qui permet à Inferno de ne jamais sonner daté.


Avec Inferno, Lion’s Share réussit là où beaucoup échouent : revenir sans se trahir.
Loin d’un simple exercice nostalgique, l’album s’impose comme une œuvre sincère, puissante et parfaitement maîtrisée.

Un disque qui ne révolutionne rien, mais qui rappelle avec force pourquoi le heavy metal classique reste intemporel.
Pour les amateurs de Dio, de heavy européen et de refrains fédérateurs, Inferno est tout simplement une évidence.


  • 1. Pentagram
  • 2. We Are What We Are
  • 3. We Will Rock
  • 4. The Lion’s Trial
  • 5. Baptized In Blood
  • 6. Live Forever
  • 7. Chain Child
  • 8. Another Desire
  • 9. Run For Your Life

Note 16/20

Stay Tuned

Doc Olivier


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