🟠 [Chronique] Black Label Society – Engines Of Demolition (2026) par le Doc. 🟠  

4.7
(67)

Après plusieurs années de silence discographique depuis Doom Crew Inc., Black Label Society revient avec Engines Of Demolition, un album qui ne cherche pas à bouleverser les fondations du groupe, mais à les renforcer avec une intensité émotionnelle rarement atteinte dans leur discographie récente. Et c’est précisément là que réside sa force.


Dès les premières secondes de “Name In Blood”, le constat est évident : le son Black Label Society est toujours aussi massif. Les riffs sont lourds, ancrés dans ce mélange caractéristique de heavy metal et de blues graisseux, tandis que la guitare de Zakk Wylde rugit avec cette signature immédiatement reconnaissable.


Mais là où l’album surprend, c’est dans sa capacité à injecter davantage de nuances dans une formule pourtant bien rodée. Les morceaux ne se contentent plus d’enchaîner puissance et groove : ils respirent, s’étirent, prennent le temps d’installer une ambiance.


Des titres comme “Lord Humungus” ou “Broken And Blind” incarnent cette puissance brute, presque mécanique, tandis que “Above & Below” ouvre des perspectives plus aériennes, presque contemplatives.


Engines Of Demolition est avant tout un disque habité. Zakk Wylde y expose une part plus intime de lui-même, donnant à l’ensemble une cohérence émotionnelle forte.


Le point culminant reste sans conteste “Ozzy’s Song”, hommage poignant à Ozzy Osbourne. Le morceau, tout en retenue dans sa première moitié, évolue vers une montée en puissance chargée d’émotion. Le solo final, typiquement wyldien, semble littéralement parler à la place des mots.
C’est dans ces moments que l’album dépasse le simple cadre du heavy metal pour toucher à quelque chose de plus universel.


Tout n’est pas irréprochable pour autant. Certains morceaux, notamment “Better Days & Wiser Times”, explorent des territoires plus southern rock, voire country, qui pourront dérouter une partie des auditeurs.


Ces respirations cassent légèrement le rythme global de l’album, mais elles participent aussi à sa richesse. Black Label Society a toujours cultivé ce contraste entre brutalité et sensibilité, et Engines Of Demolition ne fait pas exception.


On pourra également regretter quelques structures familières, qui donnent parfois une impression de déjà-entendu. Mais là encore, difficile d’en tenir rigueur à un groupe qui assume pleinement son identité depuis plus de deux décennies.


Ce nouvel album n’est pas une révolution stylistique. C’est une affirmation. Celle d’un groupe qui sait exactement ce qu’il est, et qui choisit d’aller plus loin dans l’émotion plutôt que dans la démonstration.


Engines Of Demolition s’impose ainsi comme un disque de maturité : plus nuancé, plus personnel, et finalement plus marquant que ce que son apparente continuité pourrait laisser penser.


Avec Engines Of Demolition, Black Label Society livre un album sincère, puissant et profondément humain. Une œuvre qui ne cherche pas à impressionner à tout prix, mais à toucher et qui y parvient.

Le groupe sera en France pour deux dates :


16/06/2026 – Paris – Le Trianon
22/06/2026 – Strasbourg – La Laiterie


  • Name In Blood
  • Gatherer of Souls
  • The Hand of Tomorrows Grave
  • Better Days & Wiser Times
  • Broken and Blind
  • The Gallows
  • Above & Below
  • Back To Me
  • Lord Humungus
  • Pedal To The Floor
  • Broken Pieces
  • The Stranger
  • Ozzy’s Song

Note 18/20

Stay Tuned

Doc Olivier


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