Le Zénith de Paris accueillait KREATOR – CARCASS – EXODUS et NAILS. Un zénith bien garni pour une telle affiche « environ 3 500 personnes ».
19h10 Exodus prend place après une intro du titre emblématique de Queen « We Will Rock You » pour nous proposer un set de 8 titres dont 3 du mythique album « Bonded by Blood ».
Pour ma part, je regrette tout de même l’absence du morceau « And then there were none ». 2 titres sont issus du dernier album en date « Goliath », voyant aussi le retour de Rob Dukes en remplacement de Steve Souza.
Le set est globalement court et intense, Gary Holt est en forme et nous gratifie de quelques magnifiques interventions sous un déluge de décibels, s’abattant sur un zénith réceptif malgré un son catastrophique ne permettant pas réellement d’apprécier pleinement ce show.
Dommage pour ce groupe culte du Thrash Metal des années 80.
20h15 Carcass entre en scène, la légende du Death Anglais, emmené par le charismatique Jeff Walker épaulé par le talentueux Bill Steer va nous délivrer son Death avec une précision chirurgicale.
Le groupe apparait sous un jeu de lumière assez clinique pour mieux nous transporter dans son univers immersif et se montrer à la hauteur de sa réputation.
C’est limpide, puissant, concis. Le public réagit bien et Jeff Walker communique parfaitement avec le public présent. Un set de 10 titres variés dont 4 provenant de l’album culte qui aura une grande influence sur la scène Detah Mélo « Heartwork ».
Carcass conclut cette bonne prestation sur le transcendant « Heartwork » et ses breaks tonitruants aux accents mélodiques bien sentis.
21h30 Kreator Une guillotine apparait sur un large drap blanc cachant la scène sous des projections de scène de guerre etc… la lame tombe, Kreator apparait sous un décor apocalyptique déclenchant l’hystérie dans la fosse.
Le groupe toujours emmené par Mille Petrozza et Jürgen “Ventor” Reil (les 2 derniers membres d’origine du groupe) s’appuyant sur un line up globalement stable depuis quasiment 25 ans, permettant de maintenir une cohésion et une dynamique collective efficace, prend possession de la scène devant un public chauffé à blanc.
16 titres couvrant bien l’immense carrière de ce mastodonte du thrash allemand vont nous plonger dans une orgie sonore dont seul Kreator a le secret.
Le show est magnifique, les lights sont splendides et les divers artifices pyrotechniques apportent vraiment une dimension supplémentaire à cet univers unique que Petrozza et Ventor ont développé avec talent au cours de ces 40 dernières années.
D’innombrables moments forts avec les classiques « Satan is Real », « Hate Über Alles », permettant une communion de tous les instants, le public est à fond et en total osmose.
Kreator maitrise son art et nous propose une soirée à nouveau mémorable, « Pleasure to Kill » termine ce show qui restera encore une fois dans les esprits des fans présents.
Ce soir, si Exodus nous a donné une « Lesson in Violence » sans grande subtilité, Kreator nous a asséné une véritable leçon de Metal sans équivoque et d’une maitrise exceptionnelle.
Désolé, pas un mot sur la prestation de Nails, n’arrivant au Zénith qu’à la fin de leur prestation.
Dark Métal

