Quâon se le dise : la scĂšne metal grecque est, en ce moment, lâune des plus actives du monde, surtout en ce qui concerne le heavy metal. Sacred Outcry appartient Ă ce mouvement et nous livre un deuxiĂšme album Ă©pais, riche, gorgĂ© de riffs saignants et de mĂ©lodies soignĂ©es.
FormĂ© par le bassiste George Apoladimas (The Eternal Suffering) , Sacred Outcry accueille en son sein le chanteur suĂ©dois Daniel Heiman (Harmony, Warrior Path, Dimhav), le guitariste Steve Lado et le batteur Defkalion Dimos (Cerebrum) qui nous prouvent quâils connaissent le genre sur le bout des doigts et des cordes vocales.

The Flame Rekindled (Lurid Lights and Drunken Revelry) 05:06
The Voyage (Towards Immortality) 05:11
Into the Storm (Beyond the Lost Horizon) 04:40
Symphony of the Night (The Curse of the Blind) 05:33
A Midnight Reverie (Whispers in the Wind) 01:41
The Sweet Wine of Betrayal (The Perennial Sin) 07:52
The City of Stone (The Burden of the Crownless Kings) 05:21
Towers of Gold (Tempus Edax Rerum) 14:52
Where Crimson Shadows Dwell (And Ouroboros Dreamt) 02:55
Chaque morceau est, en effet, un condensĂ© de tout ce quâun fan du genre peut aimer. Il suffit pour cela dâĂ©couter « Towers Of Gold (Tempus Edax Rerum) » pour sâen convaincre.
Ses envolées lyriques, ses changements de rythmes et sa puissance sont autant de qualités propres à ce titre et à ce groupe.
Coincée quelque part entre Rhapsody Of Fire pour le cÎté épique, les premiers Angra pour les mélodies et Manowar pour la puissance, la musique de Sacred Outcry nous livre des hymnes imparables, comme le rapide « The Flame Rekindled (Lurid Lights And Drunken Revelry) » ou le puissant « The Voyage (Towards Immortality) » qui nous invitent dÚs le début de cet album à une pérégrination dans un monde épique. Steve Lado sait alterner riffs carrés, harmoniques soignées et soli fluides, pour le plus grand bonheur de nos oreilles.
Au milieu de ce déferlement, le groupe insÚre des temps plus apaisés, tel le mélancolique « Symphony Of The Night (The Curse Of The Blind) » ou « Where Crimson Shadows Dwell (And Ouroboros Dreamt) » sur lequel le travail des voix renvoie aux morceaux les plus lents de Manowar.
Lorsquâil y insuffle des guitares Ă©lectriques, cela donne le poignant « The Sweet Wine Of Betrayal (The Perennial Sin) » qui permet Ă la section rythmique dâĂ©riger des bases solides pour les envolĂ©es lyriques de Lado.
Ce registre lyrique se mĂȘle Ă lâĂ©pique sur « A Midnight Reverie (Whispers In The Wind) » ou le mĂ©dium « The City Of Stone (The Burden Of The Crownless Kings) » qui sont autant de piĂšces savamment Ă©crites et produites, comme lâattestent les diffĂ©rentes strates de guitares et les nappes de claviers qui lâagrĂ©mentent.
Towers of Golds est une agrĂ©able dĂ©couverte qui sâinscrit parmi les meilleurs albums de cette annĂ©e.
@ Denis Labbé

