LACRIMAS PROFUNDERE
Lay Me Down O Silent Fear
Date de sortie : 25 septembre 2026 (Steamhammer / SPV)
Rendre visible l’invisible
Quatre ans après le dernier album studio (How To Shroud Yourself With Night), plus de 100 concerts au compteur, dont une tournée européenne remarquée en ouverture de Paradise Lost.
De là le groupe passe à la vitesse supérieure et affine une formule inédite à la croisée des genres : le Gothcore ?
Un sous genre hybride qui fusionne les mélodies sombres, mélancoliques et théâtrales du Gothic Rock & Metal avec la puissance rythmique, la lourdeur des riffs et les chants agressifs du Metalcore.
Les racines fondamentales se nomment : Type O Negative, The Sisters Of Mercy, HIM à Pantera
avec en plus une bonne dose d’amour fusionnel.
Enregistré au Kohlekeller Studio sous la houlette de Kai Stahlenberg et produit par le guitariste Oliver Nikolas Schmid, Lay Me Down O Silent Fear est un concentré de guitares sombres et de mélodies vénéneuses.
Le groupe a sciemment ignoré les tendances actuelles pour piocher dans ses racines fondamentales.
L’idée est très bonne et cela se ressent.
Au micro, Julian Larre déploie une palette vocale impressionnante, oscillant entre le chant velouté et une agressivité romantique.
Dès l’ouverture sur Days Of Doom, que le groupe décrit avec humour comme leur propre relecture de Bohemian Rhapsody à la sauce moderne.
L’album enchaîne ensuite sur le 1er single Nevermore taillé pour les réseaux sociaux, les clubs et la scène.
Ce titre possède suffisamment de tendresse pour capter des nouveaux fans.
Voici donc un titre de taille.
Heart I Will Break Before You Break Me
Les filles n’écoutez surtout pas ce titre, c’est l’illustration parfaite du romantisme noir, la chanson offre l’illusion d’une rencontre tout en orchestrant sa propre perte.
Le groupe tient-il son meilleur titre ?
Sûrement !
O Silent Fear, la pièce maîtresse, les détails minutieux en arrière-plan, le travail d’ombre et de lumière ainsi que la richesse des instruments évoquent selon les paroles le symbolisme du déchirement, dont la peur et les blessures cessent d’être des faiblesses pour devenir notre véritable identité.
J’ai le sentiment que le titre Agony (In Dread And Dust), joue avec les ombres, que la douleur est un recueillement, de rendre visible l’invisible.
Sur Faceless et Arcane Promises, la collision entre Metalcore et Gothic Metal.
Sur A Sinful Desire le romantisme noir prend un acte plus Rock ‘n’ Roll.
La superbe ballade Veil XV, apportant une touchante influence inattendue celle de Marko Saaresto des Poets of the Fall tout au début, le titre lève le voile sur ce qui sépare le monde des vivants de celui des morts, mais aussi ce qui masque le visage des disparus ou des endeuillés.
Accepter de franchir ce « quinzième voile », c’est mettre à nu ses blessures les plus enfouies et de faire face à la vérité de sa propre solitude.
Les arrangements de claviers sont signés Benny Richter (Caliban, Emil Bulls), ils viennent sublimer cette atmosphère sombre et cinématographique.
At The End Of A Dream Lies The Hope You Once Killed
Au bout d’un rêve se cache l’espoir que tu as autrefois anéanti
Lay Me Down O Silent Fear, Lacrimas Profundere
Les chansons sont coécrites par le chanteur Julian Larre et le membre fondateur Christopher Schmid, les paroles explorent la peur de la solitude, la perte de soi et la recherche d’une connexion humaine.
L’artwork est réalisé par l’artiste indonésien Bahrull Marta, qui traduit à la perfection cette ambiance en noir et blanc.
Apprivoiser l’ombre pour réapprendre la lumière.
1. Days Of Doom
2. Nevermore
3. Heart I Will Break Before You Break Me
4. O Silent Fear
5. Agony (In Dread And Dust)
6. Faceless
7. Arcane Promises
8. A Sinful Desire
9. Veil XV
10. At The End Of A Dream Lies The Hope You Once Killed
Line-Up:
Julian Larre (Vocals)
Oliver Nikolas Schmid (Guitars)
Ilker Ersin (Bass)
Dominik Scholz (Drums)
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