👉 [Chronique] – Blue Öyster Cult : 50th Anniversary Live – First Night (2023) by Denis LabbĂ©.

4.4
(66)

En septembre 2022, Blue Öyster Cult a cĂ©lĂ©brĂ© ses cinquante ans de carriĂšre en donnant trois concerts au Sony Hall de New York.

Pour donner un sens Ă  cette fĂȘte, il a jouĂ© en intĂ©gralitĂ© l’un de ses trois premiers albums avant de piocher dans sa longue carriĂšre une sĂ©rie de classiques et de morceaux moins connus.

Ce double album nous propose le premier concert consacrĂ© Ă  l’album Ă©ponyme paru en 1972.

CD 1
01. Transmaniacon MC
02. I’m On the Lamb But i Ain’t No Sheep
03. Then Came The Last Days Of May
04. Stairway To the Stars
05. Before The Kiss, A Redcap
06. Screams
07. She’s as Beautiful As a Foot
08. Cities On Flame With Rock And Roll
09. Workshop Of The Telescopes
10. Redeemed

CD 2
01. Dr. Music
02. Burnin’ For You
03. Train True (Lenny’s Song)
04. Tainted Blood
05. Harvest Moon
06. Dancin’ In the Ruins
07. The Vigil
08. Career Of Evil
09. Box In My Head
10. Godzilla
11. (Don’t Fear) The Reaper
12. In Thee
13. That Was Me
14. Hot Rails To Hell

On le retrouve sur le premier CD dans une interprĂ©tation de haute volĂ©e, toujours pleine de finesse et d’intelligence, ce qui permet de redĂ©couvrir des morceaux oubliĂ©s comme le superbe « Then Came The Last Days Of May » pĂ©tri de feeling ou le groovy « Workshop Of The Telescopes » aux jolies harmonies vocales.

Loin de l’esbrouffe technologique de beaucoup de formations actuelles, Blue Öyster Cult s’appuie sur des fondamentaux : une assise rythmique solide, des guitares incisives, des claviers chaleureux et des voix qui se complĂštent Ă  merveille comme sur l’excellent « Cities On Flame With Rock And Roll Â», le lourd « Before The Kiss, A Redcap Â» que j’ai toujours adorĂ© et qui se voit magnifiĂ© par une interprĂ©tation pleine de swing.

Le second CD mĂȘle des titres issus de diffĂ©rentes Ă©poques, parmi lesquels des incontournables comme le mĂ©lodique « Burnin’ For You » de Fire of Unknown Origin (1981), l’écrasant « Godzilla » issu de Spectres (1977) sur lequel les voix sont particuliĂšrement Ă  la fĂȘte ou l’incontournable « (Don’t Fear) The Reaper » d’Agents of Fortune (1978).

Aucune faute de goĂ»ts dans ces trois interprĂ©tations Ă  la hauteur de la rĂ©putation et de l’histoire du groupe.

Donald « Buck Dharma » Roeser et Eric Bloom sont en pleine forme, Ă©paulĂ©s par le bassiste Danny Miranda et le batteur Jules Radino, ainsi que par Richie Castellano qui joue tour Ă  tour de la guitare et des claviers, et vient aussi les Ă©pauler au chant, que ce soit sur les anciens morceaux comme l’amusant « Dr. Music » de Mirrors (1979), ou les plus rĂ©cents « Box In My Head » et « Train True (Lenny’s Song) » de The Symbol Remains (2020) qui s’intĂšgrent parfaitement Ă  la set-list.

L’exhumation de morceaux plus jouĂ©s depuis longtemps ou moins souvent permet de redĂ©couvrir le superbe « Career Of Evil Â» de Secret Treaties (1974) au riff hypnotique, le subtil « The Vigil Â» de Mirrors (1979) ou le plus FM « Dancin’ In the Ruins Â» du mĂ©sestimĂ© Club Ninja (1985).

Servi par une production impeccable qui ne gomme pas le passage devant le public, 50th Anniversary Live – First Night est un indispensable de cette annĂ©e 2023.

@ Denis Labbé


Denis Labbé
Chroniqueur
A propos : [wp-svg-icons icon="point-right" wrap="i"] Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant. [wp-svg-icons icon="lightning" wrap="i"]



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