[Interview] Last Ride reçoit Gary John Barden : une voix du hard rock, des émotions à cœur ouvert.

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Credit Photo Eva Von Der Forst

Gary John Barden, une voix incontournable de la famille hard rock. 

Révélé au début des années 80 au micro du Michael Schenker Group, le chanteur britannique a marqué les amateurs avec des albums comme The Michael Schenker Group, MSG et le live One Night at Budokan. Son timbre chaleureux, légèrement éraillé, mêle puissance et sens de la mélodie.

Également passé par Statetrooper et Silver, Gary John Barden a poursuivi une carrière solo, tout en retrouvant régulièrement Michael Schenker. Un parcours porté par un hard rock mélodique aux racines blues et une voix immédiatement reconnaissable.

1. Gary, bienvenue sur Vinylestimes ! Avec Empowered Emotions, qu’aviez-vous envie de dire aujourd’hui que vous n’aviez pas encore exprimé sur vos précédents albums ?

Bonjour à toutes et à tous chez Vinylestimes… Gary John Barden à l’appareil !

Pour répondre à votre première question : il a fallu du temps, deux ans exactement, pour sortir cet album. L’industrie du disque n’est plus ce qu’elle était…

Michael Voss et moi, nous nous sommes heurtés à un mur dans toutes nos tentatives pour enregistrer ces chansons…

On nous proposait une poignée d’euros pour entreprendre ce travail et le mener à bien ! J’appelle ça des « albums de chambre », comme en font désormais certains groupes… Une prétendue maison de disques m’a même dit personnellement : « Prends ça comme un loisir, Gary. » Vous imaginez ?!

C’est triste, non ? Et puis, après que Vossy et moi avons saupoudré deux morceaux d’un peu de poussière de fée… Frontiers Records a enfin accroché ! x

Ce sera mon dernier album solo… à moins, bien sûr, que les ventes ne fassent tourner le vent…

2. Pourquoi avoir choisi ce titre ? Au fil des années, les émotions sont-elles devenues votre principal moteur pour écrire et chanter ?

Je suis quelqu’un de très émotif, mes amis vous le confirmeront. Je peux pleurer pour un rien : dès que quelque chose me touche, les larmes arrivent. Je suis incorrigible ! Mais c’est mon cœur qui me gouverne, malheureusement, pas ma tête…

Empowered Emotions parle donc vraiment de moi et de mes sentiments, à travers cet album et chacune de ses chansons. Il évoque aussi la manière dont les problèmes du monde, passés, présents et futurs, affectent et affecteront ma famille et toutes les familles de la planète…

3. Vous travaillez avec Michael Voss depuis vingt-cinq ans. Comment fonctionne votre collaboration ? Parvient-il encore à vous emmener dans des directions inattendues ?

Eh oui, joyeux vingt-cinquième anniversaire ! x

J’adore l’attitude de Voss, sa discipline… C’est peut-être parce qu’il est allemand ! Schenk et moi, nous nous entendions bien sur la plupart des choses. Je suis Vierge/Lion, j’aime que les choses soient en ordre lorsque je travaille et que je me concentre…

Les chansons qu’il m’envoie m’inspirent… Nous sommes sur la même longueur d’onde…

4. « Hit The Ground Running » évoque l’idée de se lancer immédiatement dans l’action, à toute vitesse. Quelle histoire ou quel état d’esprit a inspiré cette chanson ?

C’est librement inspiré du film Angel Heart… Des histoires de vaudou à Baton Rouge, aux États-Unis… Un garçon rencontre une fille, le garçon quitte la fille… et ainsi de suite…

Être pourchassé, puis revenir et affronter enfin le problème… Je te tiens !!!

5. Michael Schenker joue sur « Dark Water ». Lorsque vous vous retrouvez autour d’une nouvelle chanson, comment cette alchimie fonctionne-t-elle ? Discutez-vous de tout dans les détails ou est-ce plus instinctif ?

Michael Schenker a accepté de jouer sur « Dark Water ». Il est très occupé en ce moment, comme vous le savez, vous et le reste du monde…

Il n’a rien perdu de sa patte ! HAHAHAHA !!!

C’est une chanson signée Voss/Barden dont nous sommes très fiers… Schenk y brille, tout simplement… Je lui en dois une ! x

6. Don Airey apparaît sur le morceau-titre, « Empowered Emotions ». Qu’a-t-il apporté à la chanson et comment sa contribution a-t-elle influencé votre interprétation vocale ?

Vossy et moi travaillons avec Donny depuis de nombreuses années. Pour ma part, tout a commencé en 1979, lorsque nous préparions l’album du Michael Schenker Group. Roger Glover avait fait venir Donny pour jouer des claviers sur « Cry for the Nations » et quelques autres passages…

Il a ensuite travaillé avec Vossy et moi sur la plupart des albums de Silver, ainsi que sur certains de mes précédents albums solo…

Concernant cette chanson, c’était un morceau plein de colère sur le traitement réservé aux peuples amérindiens : la manière dont les Européens ont colonisé cette terre, aujourd’hui appelée les grands États-Unis d’Amérique, avant de les mettre au rebut…

Donny a apaisé ma colère lorsqu’il nous a renvoyé cette magnifique musique qu’il avait enregistrée pour la chanson et pour moi. Vossy y joue également de superbes parties de guitare…

Aussi étrange que cela puisse paraître, je trouve que ça fonctionne… HAHAHAHA !!!

7. « Maasai Enkai » est un titre intrigant. Pouvez-vous nous parler de ses origines et de ce que vous souhaitiez transmettre à travers cette chanson ?

Elle a bien sûr été écrite par mon ami Jeff Summers, avec qui j’ai composé les chansons de Statetrooper… Guitariste, chanteur, auteur-compositeur…

Vossy et moi avons immédiatement accroché : les possibilités rythmiques, l’histoire racontée et la religion du peuple masaï, en Afrique…

Tommy Denander et Barry Sparks se sont surpassés sur ce morceau… Et les gammes harmonisées de Vossy, à la fin, me donnent encore des frissons… xxx

8. Lorsque vous réécoutez les premiers albums de MSG, qu’entendez-vous dans la voix du jeune Gary Barden ? Et qu’aborderiez-vous différemment aujourd’hui ?

Eh bien, je ne peux plus monter dans les aigus en voix de castrat, ça, c’est certain… HAHAHAHA !!!

J’ai 71 ans à ce jour… Mon approche des chansons est devenue plus épurée, plus mûre. Je ne hurle plus à m’en faire exploser la voix et à risquer une hernie au passage…

Cela n’apporte rien aux chansons que j’aime véritablement chanter…

9. Votre parcours comprend également Statetrooper, Praying Mantis et Silver. Quelle expérience vous a le plus fait progresser en tant qu’auteur-compositeur, et pourquoi ?

Le premier album avec Michael Schenker, bien sûr…

Travailler à plein temps avec ces professionnels, qui avaient tourné et joué sur d’innombrables albums… Pour le jeune campagnard que j’étais, il y avait une sacrée pression : il fallait être à la hauteur…

Je suis très fier de cet album. x

10. Enfin, si vous deviez choisir une chanson d’Empowered Emotions pour montrer au public qui est Gary John Barden aujourd’hui, laquelle choisiriez-vous et qu’aimeriez-vous que les gens ressentent ?

Je suis toujours le même, avec une voix plus grave, mais je ressens la musique comme à mes débuts sur ce chemin semé d’embûches qu’est le rock…

Ma préférée est « Walk Away »… Sur ce morceau, Vossy saisit ce que j’ai dans le cœur, toute mon émotion. Vocalement, je suis complètement à nu…

Je me souviens qu’une fois le morceau terminé, nous sommes restés assis en silence pendant un moment…

J’aimerais adresser un remerciement particulier à Brian Tichy. Vossy lui a demandé de jouer sur ce titre après que Gereon Homann, qui assure la batterie sur l’album, s’est blessé au dernier moment…

Merci Brian, je t’en dois une, à toi aussi ! x

Alors, mes amis, merci de m’avoir proposé cette interview. Vive la France… et pardonnez mon orthographe… HAHAHAHA !!!

Je vous souhaite le meilleur pour la suite. x

Stay Tuned

@Doc Olivier

Credit Photo Eva Von Der Forst

Merci à Martina, Roger, Frontiers Records


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