👉 [Chronique] –CobraKill – Serpent’s Kiss (2024) by Denis LabbĂ©.

4.4
(72)

DeuxiĂšme album pour les Allemands de CobraKill qui nous offrent un joyeux bordel jouissif, nourri aux annĂ©es 1980, de Ratt Ă  WASP, en passant par Poison, Judas Priest, Dokken et Lizzy Borden. Autant dire que Cobrakill nous entraĂźnent dans un Stranger Things musical du plus bel effet, qui ne fait pourtant pas dans le passĂ©isme, puisqu’il bĂ©nĂ©ficie d’une production impeccable et d’arrangements soignĂ©s.

Cette plongĂ©e quarante ans en arriĂšre dĂ©marre par un « Above The Law » que Tokyo Blade aurait parfaitement pu jouer sur scĂšne Ă  l’époque.

1. Above The Law
2. Bazooka
3.  Concrete Jungle
4.  Razor Blade
5. Monstrous
6.  Same Ol’ Nasty Rock N’ Roll
7. Torture Me
8.  Hungry Heart
9. Seventeen
10.  Silent Running
11.  Ride My Rocket
12.  Velvet Snakeskin

Le rythme enlevĂ©, les chƓurs joyeusement maladroits, le riff plaquĂ© et la voix Ă©raillĂ©e de Nick Adams sont autant de madeleine de Proust pour le fan ayant vĂ©cu cette Ă©poque. Avec cette belle entrĂ©e en matiĂšre, la suite se fait donc espĂ©rer.

Le ton Ă©tant donnĂ©, le reste de l’album est Ă  l’avenant, flirtant avec les terres du glam metal sur l’entĂȘtant « Same Ol’ Nasty Rock N’ Roll Â» qui nous ramĂšne Ă  Mötley CrĂŒe, l’insouciance en moins, le groovy « Ride My Rocket Â» ont le refrain possĂšde de petits airs de Def Leppard, « Hungry Heart Â» qui apparaĂźt comme la rencontre entre Ratt et Poison ou le subtil « Monstrous Â» qui replonge aux racines du genre avec son riff sautillant et son refrain qui Ă©voque The Sweet.

Cobrakill sait parfaitement faire parler la poudre en rendant hommage Ă  ses grands anciens, dont il a digĂ©rĂ© les influences. Cela lui permet de nous fournir des chansons ancrĂ©es Ă  la fois dans le 20Ăšme et le 21Ăšme siĂšcle, comme ce « Bazooka Â» Ă  la construction originale, la fausse ballade « Seventeen Â» qui permet de dĂ©velopper de beaux soli de guitares ou le furieux « Velvet Snakeskin Â» qui clĂŽt cet opus avec la folie d’un Kix et la noirceur d’un W.A.S.P.

Avec Serpent’s Kiss, Cobrakill confirme toutes ses qualitĂ©s, en puisant dans les annĂ©es 1980, sans pour autant dĂ©laisser notre siĂšcle.

@ Denis Labbé


Denis Labbé
Chroniqueur
A propos : [wp-svg-icons icon="point-right" wrap="i"] Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant. [wp-svg-icons icon="lightning" wrap="i"]


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