👉 [Chronique] – Judas Priest – Killing Machine/ Hell Bent for Leather (1978) by Denis LabbĂ©.

4.4
(60)


1. Delivering the Goods
2. Rock Forever
3. Evening Star
4. Hell Bent for Leather
5. Take On the World
6.Burnin’ Up
7. The Green Manalishi (With The Two-Pronged Crown)           
8. Killing Machine
9. Running Wild           
10. Before the Dawn
11. Evil Fantasies
 

Label – CBS

Ce cinquiĂšme album des Britanniques se voit affubler de deux titres : Killing Machine pour le marchĂ© europĂ©en et Hell Bent for Leather pour le marchĂ© amĂ©ricain qui, de plus, se voit agrĂ©menter de « The Green Manalishi (With The Two-Pronged Crown) », une reprise de Fleetwood Mac.‹

Sorti Ă  peine neuf mois aprĂšs le mĂ©sestimĂ© Stained Class, un album Ă  rĂ©habiliter, Killing Machine propose des compositions variĂ©es, tout en privilĂ©giant les titres purement heavy comme le rapide « Hell Bent for Leather » au riff irrĂ©sistible, le furieux « Running Wild » dont le son typique de Judas Priest annonce dĂ©jĂ  British Steel ou l’énorme « Delivering the Goods » traversĂ© par un superbe duel de guitares.‹

Le quintet installe peu Ă  peu une musique plus lourde, comme l’atteste l’hymne « Take On the World » au refrain chantant, l’écrasant « Evil Fantasies » qui Ă©voque un char d’assaut, ou le plus subtil « Killing Machine » dont le riff a fortement influencĂ© les compositions d’Accept.‹

Ne nous y trompons pas, si cet album n’est pas citĂ© parmi les plus reprĂ©sentatifs de la carriĂšre du groupe, il se situe Ă  une pĂ©riode charniĂšre et dresse un pont entre les annĂ©es 1970 et les annĂ©es 1980, se rĂ©vĂ©lant donc indispensable pour la bonne comprĂ©hension de la carriĂšre du groupe.‹

Ainsi, le lĂ©ger « Evening Star » aux touches pop et l’éthĂ©rĂ© « Before the Dawn » aux effluves de Black Sabbath tranchent avec le reste de l’album, en gardant une porte ouverte sur les dĂ©buts du groupe et ses accointances avec le psychĂ©dĂ©lisme, tandis que la reprise de « The Green Manalishi (With The Two-Pronged Crown) » est totalement digĂ©rĂ©e pour devenir un vrai morceau de metal sur lequel le duo Dowing/Tipton s’en donne Ă  cƓur joie.‹

Restent les deux petites bombes bourrĂ©es de groove que sont le savoureux « Rock Forever » et le sautillant « Burnin’ Up », dont les riffs puisent dans le hard rock, pour nous prouver toute la richesse d’un groupe souvent cantonnĂ© Ă  ses titres les plus durs.

Moins bien reçu que son prĂ©dĂ©cesseur aux Etats-Unis et bĂ©nĂ©ficiant d’un succĂšs d’estime en Europe, Killing Machine est Ă  redĂ©couvrir, car il pose les bases de ce que vont ĂȘtre les plus grands succĂšs du groupe durant la dĂ©cennie suivante.

@ Denis Labbé




Denis Labbé
Chroniqueur
A propos : [wp-svg-icons icon="point-right" wrap="i"] Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant. [wp-svg-icons icon="lightning" wrap="i"]

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 4.4 / 5. Vote count: 60

No votes so far! Be the first to rate this post.