🟠 [Chronique] Kaasin – The Underworld (2026) par le Doc. 🟠  

4.7
(73)

Dans le paysage toujours riche du hard rock mélodique scandinave, certains projets avancent sans bruit… mais avec une vision claire. C’est le cas de Kaasin, porté par le musicien norvégien JP Henning Kaaßin.

Avec The Underworld, il livre un album ambitieux, à la fois accessible et profondément travaillé.
Derrière le nom Kaasin se cache avant tout une démarche artistique personnelle.

JP Henning Kaaßin pilote le projet, en assure la direction musicale et s’entoure de différents intervenants pour donner vie à ses compositions. Une approche qui permet à l’album de gagner en richesse tout en conservant une identité forte et cohérente.


Dès les premières notes, The Underworld installe une atmosphère particulière. Moins lumineux que ce que l’on pourrait attendre du genre, l’album explore des territoires plus sombres, sans jamais renier son attachement aux mélodies fortes et aux refrains accrocheurs.


Très vite, une évidence s’impose : il ne s’agit pas simplement d’un enchaînement de morceaux. The Underworld fonctionne comme un tout. L’écoute complète révèle une véritable cohérence, presque une narration implicite, qui donne à l’ensemble une dimension immersive.


L’album s’ouvre avec “The Real World”, véritable porte d’entrée dans cet univers. Porté par des guitares solides et un rythme appuyé, le morceau agit comme une déclaration d’intention immédiate, avec un refrain efficace qui plante le décor. 


Avec “Two Hearts”, Kaasin glisse vers un hard rock plus classique et émotionnel. Le chant y joue un rôle central, alternant puissance et sensibilité, ce qui renforce l’impact du morceau. 


Le tempo s’accélère sur “We Speed At Night”, l’un des titres les plus directs de l’album. Ici, le groupe retrouve une énergie plus brute, presque live, qui contraste avec les arrangements plus posés du reste du disque. 


“Iron Horse” s’impose ensuite comme un morceau à riff, lourd et accrocheur, clairement ancré dans une tradition hard rock 80’s assumée.

À l’inverse, “Invisible” apporte une respiration plus émotionnelle, avec une approche plus mélodique et une utilisation subtile des claviers.
La seconde moitié de l’album gagne en profondeur.

“Over The Mountain” maintient une tension mélodique constante, tandis que “Arabian Night” introduit une touche plus exotique dans les arrangements, apportant une vraie diversité sonore. 


“The Descent Of Souls” agit presque comme une transition, installant une atmosphère plus sombre et dense, préparant le terrain pour le morceau final.


Enfin, le titre éponyme “The Underworld” vient conclure l’album sur une note à la fois épique et introspective. C’est ici que le projet développe pleinement cette identité plus sombre et cinématographique qui traverse tout le disque.

Musicalement, Kaasin navigue avec assurance entre plusieurs influences : hard rock mélodique, AOR et production moderne. Mais ce qui marque vraiment, c’est cette capacité à créer une ambiance.

Loin de se contenter des codes du genre, JP Henning Kaaßin affine ici son identité artistique. Le résultat est un album équilibré, capable de séduire immédiatement tout en révélant ses subtilités au fil des écoutes.

Au final, The Underworld s’impose comme une œuvre sincère et aboutie. Sans révolutionner le genre, Kaasin démontre une vraie maîtrise et une ambition mesurée, mais bien réelle.

Un disque qui confirme que les projets les plus discrets sont parfois ceux qui méritent le plus d’attention.


  • 1. The Real World
  • 2. Two Hearts
  • 3. We Speed At Night
  • 4. Iron Horse
  • 5. Invisible
  • 6. Over The Mountain
  • 7. Arabian Night
  • 8. The Descent Of Souls
  • 9. The Underworld

Note 16/20

Stay Tuned

Doc Olivier


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