Après un remarquable premier album, Postalgia, qui explorait déjà les tragédies amoureuses façon Shakespeare, le groupe poursuit aujourd’hui son évolution avec une écriture plus réfléchie et surtout plus personnelle.
Toys in the Attic?
L’album ressemble à un vieux 33 tours retrouvé au fond d’un carton oublié dans le grenier de la maison familiale.
Dès les premières notes de synthé, les chœurs et les guitares nous ramènent à cette époque où les radios FM accompagnaient les nuits d’été, où les clips de Hard Rock passaient sur M6, où la série rose mêlait érotisme & romantisme libertaire du 18ème siècle.
Lentement mais sûrement
Ce nouvel album prend son temps, pas ultra technique, pas démonstratif, tout repose sur l’émotion.
Des refrains dynamiques, mémorisables où se cachent des textes étonnamment sombres.
Mais derrière cette nostalgie se posent des idées bien plus profondes.
Ludvig Alfvén & Henrik Westergren
Mixage : Job Werner
La production gagne en ampleur.
Les arrangements deviennent plus riches.
Les claviers dialoguent constamment avec les guitares.
Les harmonies vocales atteignent un niveau digne des grandes productions scandinaves.
Linus Johansson confirme définitivement qu’il possède l’une des plus belles voix de cette nouvelle génération de chanteurs mélodiques.
Walkman, K7 VHS, jeux d’arcade
In Lust We Thrust mélange tout ce que les années 80 savaient faire de mieux.
The Devil Wears Nada pense Pop, Rock, Hard Rock, tout se mélange naturellement.
96.2 FM Postalgia Radio
Le voyage peut commencer.
Brat With A Baseball Bat
Derrière ce titre énergique se cache une véritable histoire de vengeance surnaturelle.
Stacy revient d’entre les morts pour régler ses comptes.
Le contraste entre le sujet macabre et le refrain catchy fonctionne à merveille.
Last Forever
Do you remember ? Dancing in the moonlight !
Comment ne pas rester insensible à ce refrain évoquant les souvenirs d’une jeunesse où l’on s’éclatait le soir en chantant la version I Love Rock ‘n Roll (Joan Jett)
Misery Is You
« Our night in Paris looking for meals »
Une relation toxique transformée en conte gothique.
In Lust We Thrust
Le morceau titre de l’album agit comme le cœur de l’album.
Elephant In The Room
Déjà présenté en news sur Vinylestimes.fr, ce titre confirme l’immense talent mélodique du groupe.
Coécrit avec Sampsa Astala (ex-Lordi), il prend la forme d’une véritable power ballad moderne.
Le guitariste Henrik Westergren explique :
« Cette chanson donne l’impression d’être transportée directement sur une piste de danse des années 80. Il y a quelque chose dans la mélodie et dans l’atmosphère qui vous emmène immédiatement ailleurs. »
Même constat pour le batteur et compositeur Ludvig Alfvén :
« Nous voulions recréer cette sensation de nostalgie, comme un souvenir d’une époque que nous n’avons pourtant jamais connue.
Nous sommes tous des enfants des années 90, mais il existe quelque chose de magique dans cette période. »
Victoria
Sans doute l’une des chansons les plus touchantes du disque.
Cette « Undead Beauty Queen » devient le symbole d’un amour impossible à oublier.
Le refrain reste longtemps en mémoire.
Chez The Devil Wears Nada, les morts ne reviennent jamais pour faire peur, ils reviennent parce que certains souvenirs refusent de disparaître.
Dead & Breakfast
Humour noir et son de clavier se rencontrent dans un morceau où le groupe semble s’amuser avec tous les codes du genre.
Shotgun Wedding
Plus direct.
Plus Hard Rock.
Wednesday
On retrouve cette manière très personnelle qu’a le groupe de faire cohabiter élégance mélodique et obscurité permanente.
Les fantômes existent peut-être…
Mais chez The Devil Wears Nada, ils chantent en stéréo.
The Devil Wears Nada affirme désormais une identité artistique reconnaissable, avec autant de naturel sur l’héritage du Hard Rock mélodique scandinave, à l’image de son titre Victoria.
Le groupe prouve encore une fois que le passé sert uniquement de matière première musicale pour raconter des histoires Rock et humaines.
Ghost, Nestor ou Lordi apparaissent comme des « Oncles » plus que comme des modèles.
Au final, les plus beaux souvenirs ne disparaissent jamais vraiment, ils apprennent simplement à chanter plus doucement.
THE DEVIL WEARS NADA
Til’ Death Do Us Part
Harrag Melodica
Vinylestimes Classic Rock Radio
213Rock
Stay Tuned
Harrag
