Photo credit: Roberto Villani
Après deux journées exceptionnelles marquées par les prestations mémorables de Giant, H.E.A.T. et Night Ranger, le Frontiers Rock Festival 2026 abordait sa dernière ligne droite avec une affiche particulièrement variée.
Entre nouvelles sensations du hard rock scandinave, vétérans du melodic rock américain et légendes du metal chrétien, cette troisième journée allait offrir un final à la hauteur de l’événement.
Dès l’ouverture des portes du Live Club de Trezzo sull’Adda, un sentiment particulier flottait dans l’air. Celui des derniers moments d’un week-end que personne n’avait envie de voir se terminer.
La journée débutait avec IT’SALIE, projet porté par la chanteuse italienne Giorgia Colleluori. Mélange de hard rock mélodique et de metal moderne, le groupe a parfaitement lancé cette ultime journée en profitant de l’avantage de jouer à domicile devant un public déjà très réceptif.
Transatlantic Radio prenait ensuite le relais avant l’arrivée des premiers véritables incendiaires de la journée : les Suédois de Smoking Snakes. S’il y a bien un groupe qui a surpris une partie du public ce dimanche, c’est sans doute Smoking Snakes.
Les jeunes Suédois ont débarqué avec une attitude totalement assumée héritée du Sunset Strip des années 80. W.A.S.P., Ratt, L.A. Guns ou encore Mötley Crüe semblent couler dans leurs veines.
Leur unique album Danger Zone a servi de base à une prestation explosive, agressive et pleine d’énergie. Le chanteur Brett Martin a particulièrement marqué les esprits avec son charisme et ses ressemblances vocales assumées avec Blackie Lawless.
Le groupe a attaqué son set pied au plancher et même si certains observateurs ont noté un léger essoufflement en fin de concert, l’impression générale reste extrêmement positive.
utre groupe suédois très attendu, Confess a probablement signé l’une des plus belles surprises du week-end. Mené par John Elliot, également chanteur de Crashdïet, le groupe a livré un concert d’une intensité remarquable.
Les nouveaux morceaux issus de Metalmorphosis ont fait très forte impression avec un mélange de sleaze metal, de hard rock moderne et de refrains taillés pour les grandes scènes.
Puis vint l’un des moments les plus attendus de cette dernière journée : l’arrivée de John Corabi. Pour beaucoup de fans présents à Milan, Corabi représente une figure unique du hard rock américain.
Que ce soit avec The Scream, Mötley Crüe, Union ou encore The Dead Daisies, sa carrière traverse plusieurs décennies de rock avec une élégance rare.
Pour l’occasion, il était accompagné d’une véritable dream team :
- Troy Luccketta (Tesla)
- Michael Devin (Whitesnake)
- Paul Taylor (Winger)
- Jeremy Asbrock à la guitare.
Le concert a parfaitement alterné entre les nouveaux titres de son album solo New Day et plusieurs classiques de sa carrière. Les morceaux « New Day », « That Memory » et la magnifique « 1969 » ont démontré que Corabi reste un songwriter inspiré.
Mais lorsque résonnent « Do Your Own Thing », « Hooligan’s Holiday » ou encore la superbe reprise de « Midnight Moses », le public comprend qu’il assiste à un véritable cours de rock américain.
La conclusion sur « Man In The Moon » restera comme l’un des grands moments émotionnels du week-end. Plusieurs chroniqueurs ont d’ailleurs placé cette prestation parmi les sommets du festival.
Si H.E.A.T. avait provoqué l’explosion du samedi et Giant les larmes du vendredi, Nelson a probablement offert le plus beau moment de nostalgie de cette troisième journée.
Voir sur scène les frères jumeaux Matthew Nelson et Gunnar Nelson reste quelque chose de particulier pour tous les amateurs d’AOR.
Leur album After The Rain demeure l’un des monuments absolus du melodic rock américain du début des années 90.Les harmonies vocales des deux frères restent absolument magnifiques.
Plus impressionnant encore, leur enthousiasme semble intact malgré les années. Lorsque retentissent « After The Rain » puis surtout « (Can’t Live Without Your) Love And Affection », l’émotion envahit littéralement le Live Club.
Pour clôturer cette huitième édition du Frontiers Rock Festival, difficile d’imaginer groupe plus emblématique.
Après plus de quarante ans de carrière, plus de dix millions d’albums vendus et un statut de pionnier du metal chrétien, Stryper continue de démontrer une incroyable vitalité.
Les titres récents issus de When We Were Kings ont parfaitement trouvé leur place aux côtés des classiques historiques.
Le public italien, particulièrement réceptif, a réservé un accueil triomphal au groupe tout au long du concert. Les refrains fédérateurs, les guitares acérées et l’énergie intacte de la formation ont offert au festival la conclusion qu’il méritait.
Cette troisième journée résume parfaitement ce qui fait la force du Frontiers Rock Festival :
- la découverte avec Smoking Snakes et Confess,
- la classe intemporelle de John Corabi,
- l’émotion pure de Nelson,
- et la puissance légendaire de Stryper.
Trois jours.
Vingt-et-un groupes.
Des milliers de passionnés venus du monde entier.
Et une nouvelle fois, le Frontiers Rock Festival a démontré qu’il reste l’un des plus beaux rendez-vous mondiaux pour tous les amoureux du hard rock mélodique, de l’AOR et du classic rock.
Stay Tuned
Doc Olivier
