👉 [Chronique] – KROKUS – Metal Rendez-vous (1980) by Denis LabbĂ©.

5
(19)

1. Heatstrokes
2. Bedside Radio
3. Come On
4. Streamer
5. Shy Kid
6. Tokyo Nights
7. Lady Double Dealer
8. Fire
9. No Way
10. Back-Seat Rock’n’Roll
 
Chris von Rohr : Basse, ChƓurs
Freddy Steady : Drums, ChƓurs
Fernando von Arb : Guitares, Chant
Marc Storace : Chant
Tommy Kiefer : Guitares, ChƓurs
Juerg Naegeli : Claviers, ChƓurs

Producteurs : Martin Pearson & Krokus

Label : Ariola

QuatriÚme album studio des Suisses de Krokus, Metal Rendez-vous marque un réel tournant dans la carriÚre du groupe.

Premier opus enregistré avec le chanteur Marc Storace (ex Easy Money), à la voix si puissante et si particuliÚre, il permet enfin au groupe de se faire connaßtre et de signer sur Ariola.

GrĂące Ă  l’apport de Storace, la musique Ă©volue et entre enfin dans les annĂ©es 1980. Cela s’entend dĂšs l’excellent et rapide « Heatstrokes », vrai hard’n’roll qui emporte tout sur son passage.

Le riff en douze mesures est associĂ© Ă  des accords plaquĂ©s, tandis que la voix dĂ©chire tout. Une superbe entrĂ©e en matiĂšre qui permet Ă  l’auditeur de se mettre dans le bain et annonce d’autres beaux morceaux entraĂźnants, tels que « Shy Kid » qui donne envie de taper du pied avec son rythme binaire ou le furieux « Back-Seat Rock’n’Roll » dont le titre annonce la couleur et qui propose un beau refrain Ă  chanter en chƓur.

Le groupe flirte également avec le heavy sur le robuste « Come On » aux arrangements finalement trÚs subtils.

Cet album n’étant pas monochrome, il propose des chansons plus lentes et mĂ©lodiques qui permettent d’installer des ambiances sympathiques, comme « Bedside Radio Â» qui flirte parfois avec le southern rock ou sa jumelle « Lady Double Dealer Â», construite sur un rythme similaire et un riff classique.

Plus entraĂźnant, « Fire » s’appuie sur un riff blues-boogie rĂ©pĂ©titif qui marque les esprits et donne envie de secouer la tĂȘte.

Sans inventer la poudre, Krokus sait parfaitement se servir de ses influences pour nous dĂ©livrer des morceaux efficaces. L’ensemble claque, envoĂ»te et permet de dĂ©couvrir un groupe qui trouve enfin sa vitesse de croisiĂšre.

A cĂŽtĂ© de cela, Krokus peut aussi s’aventurer sur des chemins moins balisĂ©s. Ainsi, « Tokyo Nights Â» mĂȘle ambiances orientales et passages reggaes pour un titre Ă©tonnant, aux jolies mĂ©lodies qui en a surpris plus d’un Ă  l’époque. En nous proposant une telle chanson, Krokus sort de sa zone de confort et montre Ă  ses dĂ©tracteurs qu’il ne se contente pas de copier ses voisins.

Il en va de mĂȘme pour la power ballad « Streamer » qui permet de montrer toutes les qualitĂ©s vocales de Marc Storace.

Ses apports ne souffrent d’aucune contestation possible. GrĂące Ă  cet album, le groupe part en tournĂ©e Ă  travers l’Europe en soutien de Ted Nugent, Nazareth et Rainbow puis d’AC.DC, Sammy Hagar et Cheap Trick. Il participe Ă©galement au festival de Reading.

Trois singles sont extraits de cet album qui entre dans les charts et se vend à plus de 150 000 exemplaires en Suisse.

Pour la plupart des fans et des critiques, Metal Rendez-vous est le premier vrai album de Krokus et certains de ses titres apparaissent comme des classiques du groupe qui ne jouera plus vraiment les chansons des trois opus précédents.

@Denis Labbé




Denis Labbé
Chroniqueur
A propos : [wp-svg-icons icon="point-right" wrap="i"] Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant. [wp-svg-icons icon="lightning" wrap="i"]

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