FormĂ© fin 1979 Ă Birmingham sous le nom de Savage par Stevie Young (neveu dâAngus et de Malcolm Young et futur AC/DC) et Spencer Scrannage, le groupe change rapidement de chanteur et de patronyme pour enregistrer le 45T « Heaven and Hell »/« Iâm Falling » sur le label Motor City Rhythm Records.
Starfighters est ensuite signé par Jive Records et enregistre un premier album de hard rock chaud, teinté de boogie, dont les morceaux sont propulsés par des riffs épais. Durant cette période, le groupe ouvre pour AC/DC sur la tournée Back in Black.
Stevie Young y rejoint donc ses oncles Angus et Malcolm. MĂȘme si Starfighters semble plus proche de Rose Tattoo, la proximitĂ© musicale avec AC/DC est assez Ă©troite.

2. Devilâs Driving
3. Donât Touch Me
4. Eyes Tellinâ You
5. Help Me
6. Power Crazy
7. Silver Lady
8. Trigger Happy
9. Night After Night
10. Killing Time
Fort de cette expĂ©rience et de cette petite notoriĂ©tĂ©, lâalbum sort dans de bonnes conditions et reçoit un bon accueil critique et enthousiasme les amateurs de grosses guitares et de voix puissante.
DÚs « Alley Cat Blues », les Anglais donnent le ton en nous assénant un mid-tempo gorgé de feeling, porté par le chant de Steve Burton et par le riff trÚs australien de Stevie Young.
Plus rapide, « Devilâs Driving » est taillĂ© pour la scĂšne et pour conduire les fans Ă secouer la tĂȘte en cadence. Ce hard rock joue dans le jardin de Rose Tattoo, mais pas autant que le punk rock « Donât Touch Me » qui emporte tout sur son passage grĂące Ă sa fougue et Ă la gouaille de Steve Burton.
Les influences australiennes sont nombreuses, car câest du cĂŽtĂ© de The Angels que nous emmĂšne le bouillant « Eyes Tellinâ You » et le plus fin « Silver Lady » dont la montĂ©e en puissance est savamment distillĂ©e par des guitares insidieuses.
On retrouve mĂȘme un mĂ©lange de ces trois grands sur « Killing Time » qui est un peu le « Ride On » ou le « The Butcher And Fast Eddy » de ces Anglais, avec son rythme lancinant, ses riffs blues et le chant narrĂ© de Burton.
Mais Starfighters lorgne Ă©galement vers lâAmĂ©rique, avec ses touches de country dans « Trigger Happy », ses airs de southern rock et de proto-punk sur le superbe « Power Crazy » qui Ă©voque par moments Molly Hatchet sur ses couplets et les MC5 sur le refrain. Etrange mĂ©lange qui fonctionne nĂ©anmoins.
Le blues nâest dâailleurs jamais loin, comme en atteste le poignant « Help Me » au beau refrain ou le nuancĂ© « Night After Night » dont lâurgence conduit mĂȘme la voix de Steve Burton Ă dĂ©railler Ă plusieurs reprises.
Les guitares y sont Ă©mouvantes, mĂȘme si aucun des deux guitaristes nâest rĂ©ellement un soliste accompli. La production de Tony Platt, parfaitement adaptĂ©e Ă ce style, porte lâalbum dâun bout Ă lâautre, avec suffisamment dâĂ©cho sur la voix de Steve Burton pour y apporter la profondeur nĂ©cessaire.
Cette trĂšs bonne mise en bouche sera suivie dâun second album deux ans plus tard. PlacĂ© sous de bons auspices, ce premier opus fait parler de lui, notamment grĂące à « Alley Cat Blues » qui passe mĂȘme dans les Ă©missions spĂ©cialisĂ©es.
Un EP trois titres sort Ă cette Ă©poque, contenant « Alley Cat Blues », « Donât Touch Me » et lâinĂ©dit « Rockâ em Dead », un rock vitaminĂ© Ă la Rose Tattoo.
Lâalbum ressort en 2008 sur le label allemand High Voltage, avec « Rock ‘Em Dead », plus le 45 t « I’m Fallin » et « Heaven And Hell » sorti en 1980.
Le premier morceau est un boogie sautillant portĂ© par un riff entre Status Quo et Ted Nugent, tandis que le second nâest autre que la premiĂšre version de « Silver Lady ». Â
@ Denis Labbé

