👉 [Chronique] – Ad Infinitum – Abyss (2024) par Le Doc.

4.9
(27)
1. My Halo
2. Follow me Down
3. Outer Space
4. Aftermath
5. Euphoria
6. Surrender
7. Anthem for the Broken
8. The one you’ll hold on to
9. Parasite
10. Dead End
11. My Halo (Orchestral Version)*
* seulement sur le format Earboo

Avec leur nouvel album « Abyss », sorti en octobre 2024, Ad Infinitum prend un virage audacieux, s’aventurant plus loin dans un son hybride entre métal moderne et influences électroniques, tout en conservant des éléments caractéristiques de leur style.

Cet album marque une rupture nette avec leurs débuts symphoniques, optant pour des atmosphères plus épurées et accessibles, avec une forte présence d’éléments pop et électroniques.


Dès les premiers morceaux, tels que « My Halo » et « Follow Me Down », on remarque la volonté d’Ad Infinitum de s’éloigner des orchestrations grandiloquentes pour explorer des territoires plus contemporains. Les critiques sont partagées sur cette approche.

Certains y voient un manque d’originalité, notamment sur des morceaux comme « Euphoria », qui délaisse presque complètement les éléments métalliques au profit d’une ambiance rock/pop des années 90, rappelant les arrangements épurés d’artistes comme Bad Omens


Cependant, la production reste irréprochable, et le groupe parvient à combiner des arrangements électroniques, des passages doux et des moments plus lourds sans tomber dans l’excès.

« Outer Space » et « Surrender », deux des singles phares de l’album, sont accompagnés de vidéos stylisées, traduisant cette évolution visuelle et sonore vers des teintes plus modernes et futuristes


Si « Abyss » se distingue, c’est en grande partie grâce à la prestation vocale exceptionnelle de Melissa Bonny.

Sa capacité à passer des voix cristallines aux growls dévastateurs est une véritable démonstration de polyvalence.

Sur des titres comme « Parasite » et « Anthem for the Broken », Melissa Bonny impose sa signature vocale, jouant sur des nuances de puissance et de délicatesse qui rappellent ses meilleures performances des précédents albums


Pour autant, certains critiques ont souligné que, malgré cette performance, l’album pêche par moments par un manque de profondeur musicale.

Les riffs et arrangements de guitares, pourtant présents, semblent souvent relégués au second plan, laissant la voix de Melissa Bonny porter la majeure partie de l’attention.

Cela donne lieu à des morceaux efficaces mais parfois un peu prévisibles, notamment « Dead End », qui emprunte des codes déjà bien exploités dans le genre
“Abyss” est un album audacieux qui divisera probablement les fans du groupe.

Certains apprécieront l’ouverture vers un son plus moderne et accessible, tandis que d’autres pourraient regretter l’abandon des orchestrations symphoniques et de l’ambiance grandiloquente qui caractérisaient leurs précédents opus.

Toutefois, l’album reste une écoute captivante grâce à la voix de Melissa Bonny, véritable pierre angulaire du projet.

Ad Infinitum continue de se réinventer, et si cette nouvelle direction n’est pas sans risques, elle a au moins le mérite de montrer un groupe en quête de nouvelles explorations artistiques.


Cet album se positionne ainsi comme une œuvre transitoire dans la carrière d’Ad Infinitum, une ouverture vers d’autres horizons, laissant présager un avenir artistique encore plus diversifié

La note du Doc: 16/20.


Stay Tuned

Doc Olivier


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