
01. Faith Healer (Alex Harvey)
02. Fire (Crazy World Of Arthur Brown)
03. Sympathy (Uriah Heep)
04. They Call It Nutbush (Tina Turner)
05. Man On The Silver Mountain (Rainbow)
06. Hell Raiser (The Sweet)
07. No Class (Motörhead)
08. Rock And Roll (Led Zeppelin)
09. The Stroke (Billy Squier)
10. Paint It Black (Edit Version)
11. Heâs A Woman, Sheâs A Man (The Scorpions)
12. T.N.T. (AC/DC)
13. Jealousy (Frankie Miller)
14. Hell Bent For Leather (Judas Priest)
15. We Will Rock You (Queen)
16. Kein ZurĂŒck (Wolfsheim)
17. My Way (Frank Sinatra)
Label: Atome Fire
Date de Sortie: 22 Avril 2022
Quelle mouche a pu piquer Udo pour oser nous infliger une telle bouse ?
En dix-sept reprises, il parvient à massacrer presque tout ce que le rock, le glam, le hard rock et le metal ont pu nous proposer comme pépites.
Dix-sept morceaux, et quasiment dix-sept tortures pour une oreille aguerrie et un temps soit peu musicale. Autant vous dire, jâen ai encore les tympans qui saignent.
Pour commencer par le positif. Il y a trois titres potables : « Hell Bent For Leather » de Judas Priest, « Jealousy » de Frankie Miller Ă laquelle le groupe parvient Ă donner un souffle et « Kein Zuruck », une reprise d’un duo de synth pop allemand qui est transformĂ© en hymne metal.
Pour le reste, c’est juste Ă vomir.
Il est parvenu Ă massacrer toutes les chansons de cet album, au milieu desquelles beaucoup d’incontournables que des amateurs parviennent Ă rendre bien meilleurs que cela dans des karaokĂ©s.
« He’s A Woman, She’s A Man » de Scorpions est une boucherie sans nom, « No Class » manque totalement dâallant et souffre de la comparaison avec la version des Plasmatics par exemple, quant aux lignes de chant de « Rock And Roll » de Led Zeppelin, elles sont tellement gueulĂ©es quâon en perd le fil conducteur.
Pourtant, Udo parvient Ă faire pire, en massacrant le groovy « The Stroke » de Billy Squier, la pĂ©pite « Paint It Black » des Rolling Stones et le subtil « Faith Healer » dâAlex Harvey en les vidant de toute substance. Autant le dire tout de suite : lĂ oĂč Udo chante, le rock ne repousse plus.
Il touche carrĂ©ment le fond sur « We Will Rock You », Ă tel point qu’il creuse mĂȘme en dessous du niveau de la mer en voulant réécrire ce titre.
Bien entendu, il ne trouve pas de pĂ©trole⊠Il Ă©ventre juste une fosse septique. Heureusement qu’il est prĂ©cisĂ© « Udo Dirkschneider version », parce qu’on ne s’en serait pas doutĂ©… PATHETIQUE !
On en vient Ă se demander quel mal entendant se trouvait derriĂšre la console, parce quâUdo n’est mĂȘme pas foutu de chanter correctement et dans le tempo le pourtant carrĂ© « T.N.T. », Ă tel point que les « oï » sont presque Ă contretemps.
Pire, j’ai cru qu’il s’Ă©touffait sur l’intro de « They Call It Nutbush » de Tina Turner… Mais en fait, il cherche simplement de lâair avant de se noyer par la suite… Et je ne parle pas de « My Way », attribuĂ© Ă Frank Sinatra alors que câest un titre de Claude François, totalement dĂ©gueulĂ©.
Pour couronner le tout, il a dĂ» engager des pingouins pour jouer sur « Man On A Silver Mountain ». Ronnie James Dio doit se retourner dans sa tombe. Quant au glam rock version Udo sur le « Hellraiser » de The Sweet, c’est un peu comme le Tiger Day de World of Tanks aujourd’hui…
Tout dans la finesse… Un CD tout juste potable pour chasser les oiseaux lorsque les cerises seront mĂ»res⊠Et encore, il est tellement gorgĂ© de bouse, quâil ne risque mĂȘme pas de briller au soleil
@Denis Labbé

