
Deux ans après Consequence of the City, Velveteen Queen revient avec The Greater Good, sorti le 18 septembre 2026 chez Silver Lining Music. Et si le jeune groupe suédois assume toujours son amour pour Guns N’ Roses, Aerosmith, Hanoi Rocks ou Velvet Revolver, ce deuxième album montre surtout une formation qui commence sérieusement à construire sa propre identité. Onze morceaux, un peu plus de quarante minutes : pas de remplissage, mais une bonne dose de guitares et de rock’n’roll.
Dès « Too Far Gone », le ton est donné. Le riff possède ce petit parfum de Sunset Strip, la rythmique balance et Samuel Nilsson impose un chant à la fois mélodique et suffisamment éraillé pour conserver toute l’attitude nécessaire. Produit par Sören Andersen, l’album bénéficie d’un son puissant sans gommer le côté organique du groupe.
Le morceau-titre « The Greater Good » va déjà un peu plus loin. Le piano de Peter Keys de Lynyrd Skynyrd enrichit les arrangements, tandis que le texte s’intéresse aux mensonges, à l’apathie et à cette notion de « bien commun » que chacun semble vouloir définir à sa manière. Un morceau plus ambitieux qui montre que Velveteen Queen ne veut pas uniquement écrire des hymnes à la fête.
Mais lorsque « Talk Or Walk » déboule, le groupe retrouve immédiatement ses instincts de sale gosse. Le refrain accroche, les guitares de Lukas Axx et Noah Mardh mordent et l’ensemble possède exactement cette énergie que l’on imagine fonctionner à merveille sur scène. « Adrenaline » porte encore mieux son nom : compact, nerveux et sans détour.
L’album sait heureusement respirer. « Can’t Go Back In Time » apporte davantage de mélodie, tandis que « Chains » dévoile une facette plus émotionnelle. C’est important, car cette alternance empêche The Greater Good de devenir une simple succession de riffs Glam/Sleaze.
Avec « It Ain’t Over », « Liar » et surtout « Best Of The Best », les Suédois remettent progressivement le pied sur l’accélérateur. La basse de Vilmer Fall et la batterie d’Isac Borg constituent une section rythmique particulièrement solide, mais sans chercher à surjouer : chez Velveteen Queen, tout reste au service de la chanson.
Après « Sorry », plus posé, « Try (To Believe Me) » ferme l’album en prenant davantage son temps. Avec près de six minutes, c’est également le titre le plus long du disque et une conclusion idéale pour montrer que le groupe possède désormais d’autres arguments que son énergie juvénile.
Avec The Greater Good, Velveteen Queen confirme largement les promesses du premier album. Oui, les influences sont encore évidentes. On pense parfois à Guns N’ Roses, Aerosmith ou Hanoi Rocks, mais il serait dommage de s’arrêter à ce simple jeu des références.
Car ces cinq Suédois possèdent surtout quelque chose que l’on ne peut pas fabriquer en studio : l’envie.
L’envie de jouer, de monter le volume, de retrouver la scène et de défendre une musique qu’ils n’ont même pas connue à son âge d’or. Et cette fraîcheur fait énormément de bien.
La relève suédoise ne demande pas la permission d’entrer. Elle vient de brancher les amplis.
Découvrir l’album:
À écouter en priorité : Too Far Gone • The Greater Good • Talk Or Walk • Adrenaline • Chains • Try (To Believe Me).
- 1. Too Far Gone
- 2. The Greater Good
- 3. Talk Or Walk
- 4. Adrenaline
- 5. Can’t Go Back In Time
- 6. Chains
- 7. It Ain’t Over
- 8. Liar
- 9. Best Of The Best
- 10. Sorry
- 11. Try (Try To Believe Me)
Label: Silver Lining Music
Note 18/20
Stay Tuned
Doc Olivier



