SeptiĂšme album studio pour les Allemands de Scanner qui, une fois de plus, nâont pas conservĂ© les mĂȘmes musiciens. Si le groupe nâa jamais atteint les sommets que laissait pourtant entrevoir lâexcellent premier album Hypertrace (1988), câest sans doute parce quâAxel « A.J. » Julius, le guitariste et maĂźtre Ă penser de cette formation nâest jamais parvenu Ă enregistrer deux albums avec un line-up stable.
Grosse nouveautĂ© et Ă©norme surprise, le chanteur Efthimios Ioannidis est toujours prĂ©sent, ce qui est une excellente chose, tant il est capable de sâadapter Ă diffĂ©rentes ambiances et Ă poursuivre le rĂ©cit de Galactos.
Cela permet, pour une fois, une vraie continuitĂ© entreprise avec la parution de The Judgement (2015) et de la compilation The Galactos Tapes (2017) sur laquelle Efthimios Ioannidis reprenait une dizaine dâanciens morceaux afin de les remettre au goĂ»t du jour.

2. Face the Fight
3. Warriors of the Light
4. Dance of the Dead
5. Scanner’s Law
6. A New Horizon
7. Farewell to the Sun
8. Space Battalion
9. The Last and First in Line
Il aura donc fallu attendre sept ans avant de retrouver une nouvelle production de Scanner et neuf pour du matĂ©riel inĂ©dit. Une Ă©ternitĂ© Ă notre Ă©poque oĂč lâindustrie musicale change Ă vitesse grand V, comme la sociĂ©tĂ© dâailleurs.
Scanner essaie de sâadapter Ă ces changements en nous proposant un mĂ©lange de speed metal dans la droite ligne de ses premiĂšres productions et de compositions plus lourdes ou plus complexes. MalgrĂ© tout, lâensemble fonctionne parfaitement, tant Axel « A.J. » Julius a su intĂ©grer ces nouvelles chansons Ă son univers de science-fiction.
On retrouve ainsi des motifs rĂ©currents, aussi bien dans ses paroles, que dans ses arrangements et ce dĂšs « The Earth Song » qui ouvre ce voyage. Le rythme enlevĂ© et les chĆurs nous ramĂšnent Ă Hypertrace, mais avec un son plus Ă©pais, un univers plus sombre et des intonations Ă la Grave Digger notamment dans le travail sur les chĆurs.
Câest dâailleurs la caractĂ©ristique principale de ce nouvel album qui, sâil rĂ©utilise des bruitages connus « Warriors of the Light » (et son clin dâĆil Ă Accept), sait aussi se montrer plus inquiĂ©tant : lâĂ©crasant « Dance of the Dead », voire poignant : le lent « A New Horizon », tout en dĂ©veloppant une ligne cohĂ©rente qui entraĂźne lâauditeur dans un nouveau voyage passionnant.
The Cosmic Race est un album variĂ©, qui explore diffĂ©rents rythmes et ambiances, passant de lâĂ©pique « Farewell to the Sun » Ă la cavalcade « Space Battalion », en explorant des sentes plus complexes, comme lâexcellent « Face the Fight » portĂ© par des riffs originaux et le quasi progressif « The Last and First in Line » sur lequel Efthimios Ioannidis nous montre toute lâĂ©tendue de son spectre vocal.
Ce dernier morceau Ă©voque tour Ă tour Iron Maiden et Judas Priest, tout en conservant la patte Scanner, ce qui nâest pas un mince exploit.
Scanner rĂ©ussit lâexploit de revenir meilleur, espĂ©rons quâil ne nous fera pas attendre une dĂ©cennie supplĂ©mentaire pour nous livrer la suite de cet excellent The Cosmic Race.
@ Denis Labbé

