Il y a des groupes que l’on comprend véritablement lorsqu’on les voit monter sur scène. The Flynts appartient clairement à cette catégorie.
Avec Tame The Flame – Genuine Live In Brussels, attendu le 2 octobre 2026 en autoproduction avec Inouïe Distribution, le jeune groupe belge livre son premier véritable témoignage live. Et ici, pas question de masquer les imperfections : le concert a été enregistré sans overdubs.
Le disque immortalise leur concert du 31 mars 2026 à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, une date affichant complet seulement deux semaines après sa mise en vente.
Quinze morceaux pour retrouver l’esprit de ces albums live des seventies où les amplis chauffaient, où les musiciens prenaient des risques et où le public faisait partie intégrante de l’enregistrement.
Dès « Smoke And Mirrors », The Flynts montre ce qu’il a dans le ventre. Le riff cogne, la section rythmique pousse derrière et la voix de Raphaël Rufo possède exactement le grain qu’exige ce mélange de Hard Rock et de Blues Rock. On pense naturellement à Free, Cream ou Cactus, mais aussi à la génération actuelle de Dirty Honey, Rival Sons ou Greta Van Fleet.
« Black Leather » possède ce groove légèrement stonien particulièrement efficace, tandis que « Evil » accélère sérieusement le rythme. Avec « Mississippi Queen », reprise du classique de Mountain, les Belges retournent directement aux racines de leur musique avant de remettre les amplis dans le rouge.
Mais Tame The Flame ne fonctionne pas uniquement lorsqu’il joue fort. « Sacred Flint » installe une atmosphère plus lourde, « Silk Road » laisse planer l’ombre de Led Zeppelin, tandis que « Farewell » apporte une respiration bienvenue.
Puis « Tea Party » remet progressivement la machine en mouvement avant que « White Lava » ne fasse exploser le compteur.
Et lorsqu’arrive « Rainman », The Flynts montre une autre facette de sa personnalité. Plus posé et émotionnel, le morceau constitue une belle manière de refermer cette soirée bruxelloise.
Il y a évidemment des influences très visibles dans cette musique. Peut-être même encore un peu trop par moments. Mais sur un album live comme celui-ci, cela devient presque secondaire. The Flynts joue avec une énergie et une conviction qui font rapidement oublier le jeu des références.
Tame The Flame n’est pas un disque live aseptisé construit ensuite en studio. Et c’est précisément ce qui fait son charme.
On entend quatre jeunes musiciens qui aiment profondément le Rock des années 70, qui veulent jouer fort et qui semblent surtout prendre un plaisir immense à le faire ensemble. Les guitares respirent, la batterie frappe, la basse groove et Raphaël Rufo se comporte déjà comme un véritable frontman.
L’album possède également une valeur particulière puisque cette soirée réunit encore la formation avec Raphaël Rufo, Luca Galet, Boris Iwanow et Gaël Thiry.
Depuis, Galet et Iwanow ont quitté le groupe et ont été remplacés respectivement par Guillaume Lamont et Matthijs Machtelinckx. The Flynts prépare désormais son prochain album studio sous la houlette de Mario Goossens de Triggerfinger.
Chez Vinyles Times, on aime particulièrement ce genre de disque : un ampli, quatre musiciens, un public et pas de filet de sécurité.
Tame The Flame porte finalement très bien son nom : The Flynts n’essaie pas d’éteindre la flamme du Rock’n’Roll. Il souffle dessus.
Découvrir l’album: soon
À écouter en priorité : Smoke And Mirrors • Black Leather • Sacred Flint • Tea Party • White Lava • Rainman
Label: Autoproduction Inouie Distribution
Note 17/20
Stay Tuned
Doc Olivier



