29 Octobre 1984 – Deep Purple sort l’album « Perfect Strangers »

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La chronique du Doc 🤘🔥

💿 Perfect Strangers
🏷️ Polydor / Mercury Records
🎸 Hard Rock / Classic Rock

1984. Le Hard Rock est en pleine effervescence, les nouvelles générations font trembler les amplis et cinq vieux complices décident de rappeler à tout le monde qui sont les patrons !

Huit ans après leur séparation, Deep Purple revient avec sa formation légendaire Mark II : Ian Gillan, Ritchie Blackmore, Jon Lord, Roger Glover et Ian Paice. Un retour que beaucoup n’osaient plus espérer, tant les tensions entre certains membres avaient marqué l’histoire du groupe.

Et pourtant, la magie opère !

Avec Perfect Strangers, Deep Purple ne cherche pas à courir derrière les modes. Le groupe retrouve ce qui a fait sa grandeur : des riffs puissants, un orgue Hammond omniprésent, une section rythmique redoutable et cette voix de Ian Gillan qui n’a rien perdu de son caractère.

« Knocking At Your Back Door » ouvre les hostilités avec une introduction majestueuse de Jon Lord, avant que Blackmore ne lâche un riff immédiatement reconnaissable. Près de sept minutes de Hard Rock racé, avec un Gillan particulièrement inspiré. Un morceau qui annonce clairement la couleur : Deep Purple est de retour, et pas pour faire de la figuration !

« Under The Gun » accélère le tempo avec une énergie impressionnante, tandis que « Nobody’s Home » retrouve ce groove si particulier qui a toujours fait la différence chez les Britanniques.

Mais le véritable sommet de l’album reste évidemment « Perfect Strangers ».

Quelle ambiance ! Ce riff hypnotique, cette atmosphère presque orientale, les claviers majestueux de Jon Lord et l’interprétation magistrale de Ian Gillan… Le morceau possède une puissance incroyable sans jamais avoir besoin d’en faire trop. Pour moi, il fait partie des plus grandes compositions de toute la carrière de Deep Purple.

Et puis il y a « A Gypsy’s Kiss », véritable démonstration de virtuosité collective. Blackmore et Lord se répondent avec une facilité déconcertante, pendant que Glover et Paice maintiennent une rythmique d’une précision redoutable. Du grand Deep Purple !

« Wasted Sunsets » apporte une respiration bienvenue avec une ballade intense, portée par un Gillan plus émouvant que jamais. Quant à « Hungry Daze », il rappelle que le groupe n’a rien perdu de son humour et de son goût pour les arrangements inattendus.

Soyons clairs : Perfect Strangers n’est pas Machine Head ni In Rock. Et c’est très bien ainsi. Deep Purple ne cherche pas à refaire 1972, mais à prouver qu’en 1984, cette formation possède encore quelque chose à dire.

La production de Roger Glover donne à l’ensemble un son solide, parfaitement adapté à son époque, sans effacer la personnalité des cinq musiciens.

Tout n’est pas absolument indispensable, mais les meilleurs morceaux atteignent des sommets. Et surtout, on retrouve cette alchimie unique entre la guitare de Ritchie Blackmore et l’orgue de Jon Lord. Deux fortes personnalités qui, lorsqu’elles jouent ensemble, produisent une musique que personne d’autre ne sait vraiment reproduire.

Et il suffit d’écouter les premières notes du morceau-titre pour comprendre pourquoi.

Deep Purple n’avait pas besoin de prouver qu’il avait écrit l’histoire du Rock. Avec Perfect Strangers, il a simplement rappelé qu’il pouvait encore en écrire quelques magnifiques pages ! 🤘🔥

 

Stay Tuned

@Olivier


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