Trois quarts de Dokken, une guitare légendaire et une sacrée envie de remettre les pendules à l’heure ! En 2012, George Lynch, Jeff Pilson et Mick Brown se retrouvent pour un album qui va bien au-delà d’une simple réunion d’anciens combattants du Hard Rock américain.
Son nom : Slave To The Empire.
À leurs côtés, Brian Tichy assure la batterie sur les nouvelles compositions, tandis que Mick Brown retrouve ses anciens complices sur les classiques réenregistrés de Dokken.
Et la formule est particulièrement séduisante : sept compositions originales et cinq nouvelles versions de morceaux de Dokken, avec quelques invités de prestige.
Dès « Slave To The Empire », le ton est donné. George Lynch retrouve ce jeu de guitare immédiatement identifiable, entre riffs puissants, sonorités mordantes et solos inspirés. Jeff Pilson, qui assure également le chant principal, apporte une dimension plus sombre et mature que celle du Dokken des grandes années.
« Sweet Unknown » développe une atmosphère plus lourde, tandis que « Rhythm Of The Soul » joue sur le groove et les nuances. Mais c’est surtout « When Eagles Die » qui retient l’attention, avec ses arrangements travaillés et un George Lynch particulièrement inspiré.
« Mind Control », « Jesus Train » et « Access Denied » confirment cette volonté de proposer un Hard Rock plus moderne, parfois progressif, sans perdre les racines mélodiques du groupe.
Mais l’autre grande attraction de l’album, ce sont évidemment les classiques de Dokken revisités !
Doug Pinnick, de King’s X, apporte sa voix puissante à « Tooth And Nail ». Robert Mason s’attaque à « It’s Not Love », tandis que Sebastian Bach reprend « Alone Again » avec toute l’intensité qu’on lui connaît.
Et que dire de Tim « Ripper » Owens sur « Kiss Of Death » ? Une interprétation particulièrement musclée qui donne une nouvelle dimension à ce classique. Quant à « Into The Fire », c’est Jeff Pilson lui-même qui prend le micro.
Avec Slave To The Empire, T&N réussit quelque chose d’assez rare : regarder son passé sans rester prisonnier de la nostalgie.
Les nouvelles compositions montrent que l’alchimie entre George Lynch et Jeff Pilson fonctionne toujours. Les guitares sont magnifiques, les arrangements solides et l’ensemble possède une maturité qui distingue cet album des productions Hard Rock plus conventionnelles.
Bien sûr, les reprises de Dokken ne remplaceront jamais les versions originales. Certaines perdent un peu de leur magie initiale, mais elles offrent un regard différent sur des chansons devenues incontournables.
Et surtout, George Lynch reste George Lynch ! Un guitariste au toucher unique, capable de faire parler sa six-cordes avec une personnalité que peu de musiciens possèdent.
14 ans plus tard, Slave To The Empire mérite largement d’être redécouvert. Un disque qui rappelle que l’histoire de Dokken ne se résume pas uniquement à Don Dokken, et que ses anciens compagnons avaient encore de très belles choses à raconter.
Trois anciens de Dokken, quatre chanteurs invités et une guitare qui met tout le monde d’accord : voilà un album qui n’a certainement pas volé sa place dans notre discothèque ! 🤘🔥
🎧 À réécouter : Slave To The Empire • When Eagles Die • Tooth And Nail • Kiss Of Death • Access Denied
Stay Tuned
Doc Olivier
