
Carpe Diem (Seize the Day)
Age of Steam
he Pilgrimage
Dambusters
Remember the Fallen
Super Nova
Lady In Gray
All for One
Black is the Night
Living On the Limit
Â
SAXON
BIFF BYFORD â VocalsÂ
PAUL QUINN â Guitar
NIGEL GLOCKLER â DrumsÂ
DOUG SCARRATT â Guitar
NIBBS CARTER â Bass
Label: Silver Lining Music
Quarante-cinq ans aprÚs sa création, Saxon est non seulement toujours en vie, mais parvient à se réinventer sans renier ses racines.
Avec Carpe Diem, les Anglais nous dĂ©livrent un condensĂ© de puissance, de mĂ©lodies, de riffs inspirĂ©s et de crĂ©ativitĂ© qui fait plaisir Ă entendre. Sâappuyant sur une production Ă©norme, les dix compositions nous entraĂźnent dans un heavy metal enjouĂ©, toujours portĂ© par la voix intacte de Biff Byford, efficacement Ă©paulĂ©e par les guitares de Paul Quinn et Doug Scarratt.
Lâensemble pulse une Ă©nergie communicatrice qui fait du bien.
« Super Nova » Ă©crase tout sur son passage grĂące Ă une section rythmique qui nâa jamais Ă©tĂ© aussi monstrueuse, tandis que « Dambusters » nous colle au mur Ă grands coups de riffs implacables qui renouent avec les meilleurs titres du groupe.
Saxon fait plaisir Ă se fans, leur donnant envie de secouer la tĂȘte en cadence sur « Age Of Stream » ou le fabuleux « Remember The Fallen », deux morceaux magnifiques qui voient le groupe explorer des sentes plus heavy quâĂ lâaccoutumĂ©e, sans jamais perdre son identitĂ©. Lâessence de la New Wave Of British Heavy Metal est toujours prĂ©sente, mais nourrie au metal moderne.
Câest dâailleurs ce qui fait la force de cet album. Saxon parvient Ă conserver son Ăąme, tout en nous invitant sur des sentes inexplorĂ©es. « Lady In Gray » joue avec des ambiances propres au metal amĂ©ricain, tandis que le superbe « Carpe Diem (Seize The Day) » nous rappelle Accept et que le rassembleur « All For One » sâinscrit comme un futur hymne destinĂ© Ă soulever les foules.
Le groupe retourne aussi Ă ses premiĂšres amours, en insufflant une dose de hard rock dans son metal avec le mĂ©lodique « The Pilgrimage » qui Ă©voque le « Hellâs Bells » dâAC/DC, ainsi quâon pouvait lâentendre sur son premier album.
Ce cĂŽtĂ© plus mĂ©lodique se retrouve sur « Black Is The Night » qui n’est pas sans rappeler certains morceaux de lâalbum Destiny, la puissance et le son en plus. Le solo de guitare prĂ©sent dessus fait dâailleurs sortir Saxon de sa zone de confort.
Lâalbum se clĂŽt sur le heavy « Living On The Limit » dont le riff du refrain Ă©voque celui du couplet de « Rapid Fire » de Judas Priest et le riff de « Wall Of Sound » de Killer.
Il nous offre un final plein de nuances qui rĂ©sume Ă lui tout seul cet excellent album dâun Saxon toujours au sommet.
@Denis Labbé

