👉 [Chronique/Review] – Whitesnake – 1987 (1987) – Boudj.

4.5
(147)

1. Still Of The Night (6:38)
2. Bad Boys (4:09)
3. Give Me All Your Love (3:30)
4. Looking For Love (6:33)
5. Crying In The Rain (5:37)
6. Is This Love (4:43)
7. Straight For The Heart (3:40)
8. Don’t Turn Away (5:11)
9. Children Of The Night (4:24)
10. Here I Go Again (4:33)
11. You’re Gonna Break My Heart Again (4:11)

En 1987, Whitesnake sort un album éponyme qui propulsera Coverdale et compagnie vers les cimes des charts mondiaux. Sorti trois ans aprÚs Slide It In, qui marquiat déjà un premier tournant pour le groupe.

Il faut dire que 1984 a été une année charniÚre pour Whitesnake, elle est marquée par le départ de Jon Lord qui part reformer Deep Purple, Cozy Powell qui rejoindra Keith Emerson et Greg Lake mais surtout Mel Galley et Micky Moody.

Cependant, Slide It In est la vĂ©ritable pierre angulaire de ce qui va mener Ă  l’album suivant. C’est d’ailleurs par l’apport de John Sykes que l’album se dĂ©marquait dĂ©jĂ  de son prĂ©dĂ©cesseur.

Pour cet album de 87, Coverdale se retrouve avec John Sykes Ă  la guitare, Neil Murray Ă  la basse et Aynsley Dunbar derriĂšre les fĂ»ts ainsi qu’entre autre Don Airey (toujours dans les bons coups) aux claviers ou encore Dann Huff (pour la version radio de Here I Go Again). En bref, les musiciens additionnels sont de renommĂ©e.

1987 marque plus particuliĂšrement un virage Ă  180 degrĂ©s pour Whitesnake, exit le hard blues et le groupe qui fait la tournĂ©e des pubs londoniens, et bienvenu au groupe qui se lance Ă  la conquĂȘte des grandes arĂšnes. Il marque un vĂ©ritable point de non-retour pour David Coverdale dans une direction musicale qui se veut plus commercial et aguicheuse.

Les nostalgiques des productions prĂ©cĂ©dentes menĂ©s notamment par Martin Birch Ă  la production regretteront l’effacement totale de l’identitĂ© originelle du groupe. Mais tout ceci est nourri par l’ambition de faire de Whitesnake un groupe incontournable des annĂ©es 80.

D’ailleurs, Whitensake n’est pas le seul groupe qui tente un virage artistique pareil pour conquĂ©rir le marchĂ© amĂ©ricain, Judas Priest (Turbo) ou encore Def Leppard (Hysteria) avait parfaitement avait tentĂ© le coup avec les rĂ©ussites que l’on connait.

Dans son ensemble, 1987 arbore un son puissant au son typique des annĂ©es 80 qui paradoxalement n’a pas si mal vieilli que ça. On pourrait reprocher encore une fois l’abandon total du hard blues qui Ă©tait la marque de fabrique du Whitesnake de la premiĂšre Ă©poque, mais le tout se tient grĂące aux compositions du duo Coverdale/Sykes, soutenu par une section rythmique qui rend le tout solide.

Mais au-delĂ  du succĂšs, l’aprĂšs sortie sera un vĂ©ritable calvaire, Coverdale se sĂ©pare de Sykes, Dunbar et Murray tout en gardant le jeune virtuose Adrian Vandenberg, avec lequel s’ajouteront Rudy Sarzo Ă  la basse, Tommy Aldrige et Vivian Campbell qui ne restera que le temps de la tournĂ©e.

Whitesnake atteint donc son apogĂ©e commerciale et Geffen Records en veut plus, c’est ainsi que le groupe s’attĂšle Ă  l’écriture d’un nouvel album qui doit succĂ©der Ă  1987. Et l’album qui va suivre nous donne un spectacle assez singulier avec la participation de Steve Vai, dont la greffe n’a pas du tout prix.

Comme le mariage contre-nature de l’ananas et de la Pizza, Slip Of The Tongue marquera le premier hiatus du groupe. Avant un retour plus apaisĂ©.

@Boudj



Bilel Boudj
Journaliste, chroniqueur web et radio, Boudj est un grand amateur de cinĂ©ma et de musique dans le sens large du thĂšme, mĂȘme s'il a une passion pour tout ce qui est rock.

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