
01. Faster Than The Flame
02. Beast Of Gévaudan
03. Dancing With The Dead
04. Varcolac
05. Alive Or Undead
06. Blood For Blood (Faoladh)
07. Glaubenskraft
08. Call Of The Wild
09. Sermon Of Swords
10. Undress To Confess
11. Reverent Of Rats
Label : Napalm Records
Trois ans aprĂšs Sacrament Of Sin et un an aprĂšs la compilation Best of the Blessed, Powerwolf nous livre enfin un nouvel album qui avait Ă©tĂ© annoncĂ© par plusieurs EP (notamment « La BĂȘte du GĂ©vaudan » chantĂ© en français).
Les fans ne sont donc pas totalement dĂ©paysĂ©s, mĂȘme si lâon peut noter une lĂ©gĂšre inflexion de la direction musicale avec la prĂ©sence dâune vraie ballade : « Alive Or Undead » qui marque une pause au milieu de lâalbum et une incursion sur les terres du folk metal grĂące Ă lâentraĂźnant « Blood For Blood (Faoladh) » dont le refrain va assurĂ©ment soulever les stades.
Pour le reste, Powerwolf nâa pas changĂ©, mais a Ă©voluĂ©. Le groupe est toujours capable de nous offrir des chansons Ă©piques, marquĂ©es au sceau du fantastique, comme sur « Dancing With The Dead » aux jolies orchestrations qui permettent aux couplets dâĂȘtre portĂ©s par une force incontestable et au refrain de nous emporter dans sa gigue.
Les cavalcades sont bien entendu de mise, comme sur le speed « Faster Than The Flame » qui ouvre le bal avec une dĂ©termination et un entrain irrĂ©sistibles et lâexcellent « Call Of The Wild ». Sur ces deux morceaux, le groupe nous gratifient une nouvelle fois de vers en latin, tandis que les refrains nous donnent envie de chanter Ă tue-tĂȘte.
On le comprend, le groupe a trouvĂ© sa bonne formule et la peaufine, en mĂȘlant lâhumour et lâhabillage Ă lâorgue sur lâironique « Undress To Confess », une petite perle sur laquelle des chĆurs « christiques » Ă©paississent le son, ce qui est aussi le cas sur « Glaubenskraft » chantĂ© en allemand, ce qui va ravir les fans germaniques.
Powerwolf ne brise donc pas les codes quâil a lui-mĂȘme mis en place. « Sermon Of Swords » sâinscrit parfaitement dans ce que le groupe a publiĂ© depuis ces derniĂšres annĂ©es.
Son rythme sautillant, son refrain portĂ© par des chĆurs masculins et son riff efficace le rendent incontournable, ce qui est aussi le cas pour lâĂ©pique « Reverent Of Rats » qui clĂŽt lâalbum en beautĂ©, grĂące Ă un superbe habillage orchestral et des mĂ©lodies vocales soignĂ©es.
Pourtant, le meilleur reste Ă venir, avec la magnifique « Beast Of GĂ©vaudan » qui puise dans lâhistoire française et qui nous transporte dans un passĂ© inquiĂ©tant.
Powerwolf est parvenu Ă rendre ce rĂ©cit passionnant, en peaufinant ses lignes mĂ©lodiques, ses riffs, ses chĆurs et en y ajoutant mĂȘme un solo. A noter que la version française est vraiment rĂ©ussie, grĂące Ă des paroles intelligentes (et vous connaissez lâattention que je porte aux paroles !).
Enfin, reste lâĂ©pique et Ă©norme « Varcolac » qui renvoie directement à « Armata Strigoi », aussi bien dans le thĂšme abordĂ©, les vampires, que dans son traitement, mais aussi à « Night of the Werewolves » par ses influences russes. Cela nous donne un vĂ©ritable hymne que les fans vont certainement adopter puisquâil fait dĂ©jĂ parler sur les rĂ©seaux sociaux.
Call Of The Wild est un excellent album qui prouve que Powerwolf parvient à se renouveler et à développer son heavy metal en conservant son ironie et sa force évocatrice.
A noter quâil existe plusieurs versions, et notamment une deluxe qui inclut un album de reprises des morceaux du groupe avec des invitĂ©s de marque comme Ralf Scheepers, Alissa White-Glutz, Doro, Björn StridâŠ). Je ne peux que vous conseiller celle-ci qui apporte une vraie plus-value aux fans de Powerwolf parce que chaque version redessine rĂ©ellement les titres repris.
@Denis Labbé

