
1. Born in America
2. You Burn in Me
3. Wings of Fire
4. Running from the Law
5. Devil Woman
6. Vigilante Killer
7. Heavy Metal Machine
8. Where Soldiers Rule
9. Gunfighter
10. Promised Land
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CinquiĂšme album de Riot, Born in America propose une excursion dans une musique moins agressive et plus complexe que sur les prĂ©cĂ©dents albums tout en marquant la fin dâune Ă©poque.
Second opus avec le chanteur Rhett Forrester qui sâenvolera ensuite vers une carriĂšre solo en demi-teinte, il est Ă©galement le dernier sur lequel apparaĂźtront Rick Ventura, Kip Leming et Sandy Slavin.
Si les fans de la premiĂšre heure retrouvent quelques touches hard rock dĂ©jĂ prĂ©sentes sur Rock City, ceux qui ont dĂ©couvert le groupe avec Fire Down Under sont dĂ©boussolĂ©s, tant lâalbum est variĂ©.
Si lâon retrouve plusieurs morceaux rapides comme le subtil « Wings of Fire » au riff inspirĂ© ou le puissant « Vigilante Killer » qui renvoie au premier album dâIron Maiden, plusieurs compositions adoucissent le propos.
Le disque sâouvre ainsi sur un mid tempo trĂšs radiophonique, lâĂ©ponyme « Born in America », construit pour devenir un hymne fĂ©dĂ©rateur, mais qui ratera sa cible. MalgrĂ© le son typique de Riot, les fans ne sâemparent pas de ce titre, ce qui est bien dommage.
Ce regard portĂ© vers une musique plus consensuelle sâincarne dans la reprise de Cliff Richard : « Devil Woman » agrĂ©mentĂ©e dâarrangements un peu datĂ©s et dans le presque FM « You Burn in Me » que lâon aurait pu trouver sur Restless Breed.
Avec le recul, ces chansons ne sont pas mauvaises et prĂ©sentent un groupe en quĂȘte dâune nouvelle identitĂ© qui nâhĂ©site pourtant pas Ă nous assĂ©ner une trilogie de pur heavy metal avec le furieux « Heavy Metal Machine » au refrain efficace, le sautillant « Where Soldiers Rule » que ne renierait pas WASP et le carrĂ© « Gunfighter » Ă (re)dĂ©couvrir absolument.
Certes, certains morceaux sont un peu plus dispensables, comme le pĂąle « Running from the Law » aux accents proches de Saxon ou « Promised Land » qui semble rĂ©pĂ©ter des motifs dĂ©jĂ prĂ©sents sur les premiers albums du groupe, mais cela ne doit pas faire de lâombre aux autres compositions.
Souffrant dâune mauvaise presse, Born in America, Ă la pochette hideuse, mĂ©rite quâon lui donne une seconde chance afin dâen saisir toute la richesse.
Et mĂȘme sâil fait pĂąle figure Ă cĂŽtĂ© de Fire Down Under et du monstrueux Thundersteel, ce nâest pas la catastrophe trop souvent Ă©voquĂ©e.
@ Denis Labbé

