
1. Highgate Vampire
2. Deathbringer
3. Power Of The Gods
4. Rockân Roll
5. Jennyâs Dreams
6. Sniper Alley
7. Preacher Of Insanity
8. You Gotta Rock It
9. Wolf Attack
10. Tears Of Fire
11. Gwendoline
Label : Black Viper Records
TroisiĂšme album des Français dâExistance, Wolf Attack aura mis deux ans pour enfin ĂȘtre publiĂ© sur le label Black Viper Records qui a eu le nez creux. PropulsĂ© par des riffs Ă©pais et efficaces, cet album sâinscrit dans le renouveau du heavy metal en alliant parfaitement lâenthousiasme des annĂ©es 1980 et le son des annĂ©es 2020.
Lâauditeur se retrouve ainsi avec des chansons nourries Ă la New Wave Of Heavy Metal, mais aussi au heavy metal allemand et Ă la vague française.
Les noms de Jaguar, Judas Priest, Accept, Riot, Saxon ou encore Manigance viennent rapidement Ă lâesprit, sans pour autant y voir des pastiches. Existance possĂšde simplement une identitĂ© qui voisine avec celle de ces groupes.
Lâalbum dĂ©marre sur les chapeaux de roue avec lâexcellent « Highgate Vampire » dominĂ© par la voix de Julian Izard qui nâhĂ©site pas Ă monter dans les aigus pour mieux nous coller au mur.
AprĂšs une jolie introduction nuancĂ©e, les guitares nous assĂšnent un riff bourrĂ© de groove qui donne envie de secouer la tĂȘte en cadence. Dans un style assez proche, le speed « Preacher Of Insanity » nous cueille pour ne plus nous lĂącher, Ă la maniĂšre dâun Riot Ă©poque Thundersteel.
Lâensemble est bien construit, portĂ© par la production dynamique de François Merle et le mastering de Jacob Hansen.
On le comprend, le groupe sâest donnĂ© les moyens de rĂ©ussir, comme le prouvent cette superbe pochette de Mario Lopez, un artiste guatĂ©maltĂšque, mais aussi la diversitĂ© des compositions offertes.
Car derriĂšre la puissance, Existance distille aussi de jolies mĂ©lodies, comme sur le soyeux « Rockân Roll » qui Ă©voque Saxon, avec ses couplets joliment tournĂ©s et son refrain fĂ©dĂ©rateur, le classieux « Jennyâs Dreams » au refrain illuminĂ© par des chĆurs et la power ballad « Tears Of Fire » soutenue par un piano et des riffs saturĂ©s.
Existance reste avant tout un vrai groupe de metal, attachĂ© Ă ses racines. Ainsi la New Wave of Heavy Metal nâest pas loin, avec le carrĂ© « Deathbringer » coincĂ© quelque part entre Judas Priest et Jaguar, lâenlevĂ© « Wolf Attack » ou le nuancĂ© « Power Of The Gods » dont les changements de rythmes permettent de mettre en avant le travail du batteur GĂ©ry Carbonnelle et du bassiste Julien Robilliard.
Le groupe cherche aussi Ă crĂ©er lâadhĂ©sion du public avec le hard rock « You Gotta Rock It » qui donne envie de chanter.
Cette propension Ă chercher Ă communiquer avec ses fans semble ĂȘtre une des marques de fabrique du groupe, comme le montre le trĂšs beau « Sniper Alley » dont la construction nous ramĂšne aux annĂ©es 1980, quelque part entre Iron Maiden et Accept. Câest fin, savamment construit et joliment interprĂ©tĂ©.
Lâalbum se clĂŽt sur « Gwendoline », une reprise du groupe H-Bomb dans lequel officiait Didier Izard, le pĂšre de Julian. Cet Ă©mouvant hommage filial clĂŽt parfaitement cet album Ă inscrire immĂ©diatement dans vos discothĂšques.
@Denis Labbé

