👉 [Chronique] –KK’s Priest – Sermons Of The Sinner (2021) by Denis LabbĂ©.

4.3
(54)


01. Incarnation
02. Hellfire Thunderbolt
03. Sermons Of The Sinner
04. Sacerdote Y Diablo
05. Raise Your Fists
06. Brothers Of The Road
07. Metal Through And Through
08. Wild And Free
09. Hail For The Priest
10. Return Of The Sentinel

Label : Explorer1 Music Group

Avons-nous le droit de brĂ»ler nos idoles de quarante ans ? De nombreux fans rĂ©pondent immanquablement « non » ! Cela s’est vu cette annĂ©e


Pourtant, certains musiciens mettent tout en Ɠuvre pour nous encourager à le faire


AprĂšs son dĂ©part houleux de Judas Priest et son impossibilitĂ© mal digĂ©rĂ© d’y revenir, KK Dowing a dĂ©cidĂ© de rassembler autour de lui des anciens membres du groupe pour former KK’s Priest.

Rien que ce patronyme sonne comme un cover band ! On retrouve donc au chant Tim « Ripper » Owens, celui-lĂ  mĂȘme qui avait remplacĂ© Rob Halford, avant d’ĂȘtre Ă©vincĂ© au retour rĂ©ussi du « Metal God » et Les Binks, ex-batteur de Judas Priest. Les rancƓurs sont difficiles Ă  Ă©teindre.

Sur le papier, ce projet pouvait sembler intĂ©ressant, surtout que les arrivĂ©es d’A.J. Mills (Hostile) Ă  la seconde guitare et de Tony Newton (Voodoo Six) Ă  la basse apportaient une certaine stabilitĂ©.

Mais c’était sans compter sur quelques Ă©cueils placĂ©s sur la route de ce navire
 Tout d’abord, Les Binks n’a pas pu assurer l’enregistrement de l’album et fut remplacĂ© par Sean Elg (Cage), enlevant un tiers de Judas Priest. Ensuite, n’est pas compositeur qui veut.

Si la paire Downing/Tipton avait su accoucher de riffs incontournables et monstrueux, que dis-je incontournables et monstrueux, totalement légendaires, Downing seul ne parvient pas à retrouver cette alchimie avec Mills.

Pire, plusieurs morceaux sont inutiles, comme le pĂ©nible et rĂ©pĂ©titif « Sacerdote Y Diablo », pourtant illuminĂ© par un beau solo, ou le caricatural « Raise Your Fists », d’autres sont carrĂ©ment pĂ©nibles : « Brothers Of The Road », tandis que plusieurs sont risibles, ne serait-ce que par leur titre : « Hail For The Priest », « Sermons Of The Sinner » ou « Return Of The Sentinel ».

En fait, c’est Powerpriest que le groupe aurait dĂ» s’appeler


Certes, tout n’est pas Ă  jeter, et s’il s’était agi d’autres musiciens, sans doute aurions-nous pu prĂȘter une certaine attention Ă  ce pastiche de Judas Priest.

Oui, mais voilĂ , Ă©tant donnĂ© le pedigree des musiciens, on ne peut pas de contenter des trois-quarts de « Metal Through And Through » qui Ă©voque Manowar, du rapide « Wild And Free » dont on a dĂ©jĂ  entendu cette construction dans nombre d’albums du Priest ou d’un « Hellfire Thunderbolt » en forme de redite de toute la carriĂšre des Britanniques


Surtout que Tim Owens en fait des tonnes, comme s’il voulait montrer qu’il est encore capable de chanter « Painkiller », ce qui n’est plus vraiment le cas de Rob.

Peut-on brĂ»ler ses idoles ? Il semble qu’il ne soit pas nĂ©cessaire de le faire et que l’immolation est chose courante de nos jours. Sermons Of The Sinner en apporte une preuve Ă©vidente.

@Denis Labbé




Denis Labbé
Chroniqueur
A propos : [wp-svg-icons icon="point-right" wrap="i"] Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant. [wp-svg-icons icon="lightning" wrap="i"]

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 4.3 / 5. Vote count: 54

No votes so far! Be the first to rate this post.