Faire un bon album live requiĂšre plusieurs conditions parmi lesquelles ledit groupe doit ĂȘtre dans une forme olympique, avec un public rĂ©ceptif et Ă©nergique, ainsi quâune setlist aux petits oignons.
Unleashed In The East de Judas Priest fait partie de ce genre dâalbum, Ă la diffĂ©rence quâil reste aussi perçu comme un rendez-vous manquĂ© sur quelques points.Â
Les années 70 ont vu une multitude de groupes tenter de sortir le live référence qui restera dans les annales de la musique. Le Made In Japan de Deep Purple compile plusieurs soirs en regroupant les meilleures performances et qui reste mythique pour ça.

2. Running Wild (2:52)
3. Sinner (7:32)
4. The Ripper (2:41)
5. The Green Manalishi (With The Two-Pronged Crown) (3:18)
6. Diamonds And Rust (3:33)
7. Victim Of Changes (7:11)
8. Genocide (7:21)
9. Tyrant (4:41)
En février 79, Judas Priest entame une tournée au Japon, la bande à Halford a le vent en poupe, les précédents albums sont des leçons en matiÚre de musique. Il fallait bien un album pour capturer la quintessence et la fougue et quoi de mieux que de le faire au Japon.
Mais voilĂ , quand on se met en Ă©coute cet Unleashed In The East, on se rend compte que le son est trop travaillĂ©. Priest puise dans un rĂ©pertoire dĂ©jĂ riche en titre qui sont encore jouĂ©s aujourdâhui, mais il donne lâimpression que tout a Ă©tĂ© fait en studio.
Et câest lĂ oĂč la dĂ©ception est grande, Rob Halford nâest pas satisfait du rendu des bandes live, le metal god prĂ©texte un rhume pour rĂ©enregistrer les parties chant en studio.
RĂ©sultat ? Unleashed In The East est un album quâon pourrait aisĂ©ment qualifier de bĂątard par le simple fait que les enregistrements studio gĂąchent lâexpĂ©rience immersive dâun live digne de ce nom.
De plus, le résultat est synthétique, artificiel et léger. On aurait présenté un live en playback que ça aurait sonné plus authentique.
Fort heureusement, Judas Priest se rattrapera plus tard avec dâautres tĂ©moignages live qui en valent bien plus le dĂ©tour. MĂȘme si Unleashed In The East reste paradoxalement une rĂ©fĂ©rence du genre.
@Boudj
