
2. The Cut Runs Deep (5:42)
3. Fire In The Basement (4:43)
4. Fortuneteller (5:49)
5. Breakfast In Bed (5:17)
6. Love Conquers All (3:47)
7. Fortuneteller (5:48)
8. Too Much Is Not Enough (4:17)
9. Wicked Ways (6:34)
Deep Purple est un groupe qui au cours de ses plus de 50 ans dâexistence nâa jamais vraiment connu la stabilitĂ© en terme de line-up. Slaves And Masters, sorti en 90 est un parfait tĂ©moignage de cette instabilitĂ©.
En 1988, Ian Gillan est une nouvelle fois dĂ©gagĂ© du groupe, la deuxiĂšme rĂ©unification du mythique Mk II nâa pas tenu aprĂšs lâĂ©chec de House Of Blue Light. Lâalbum est inconsistant voire brouillon par moment. Ritchie Blackmore impute justement cet Ă©chec Ă Gillan.
A la recherche dâun remplaçant, Deep Purple engage tout dâabord Jimi Jamison du groupe Survivor. Lâaventure nâaura durĂ© que deux petites semaines, le management de Jamison le pressant de refuser le poste, quelque part Ă juste raison.
Câest ainsi que Ritchie Blackmore se tournera vers Joe Lynn Turner, avec qui il avait travaillĂ© au sein de Rainbow. On peut aussi supposer que ce choix Ă©manait notamment du succĂšs quâavait eu Turner avec Yngwie Malmsteen sur lâalbum Odyssey. MalgrĂ© la rĂ©ticence des autres membres, Turner est officiellement le nouveau chanteur, le travail peut commencer pour un nouvel album.
Slaves And Masters est le treiziĂšme album de Deep Purple, le plus gros reproche qui va ĂȘtre fait Ă cet opus est son cĂŽtĂ© lisse au niveau des compositions. On sâattend Ă Ă©couter une Ćuvre de Deep Purple, mais on se rend compte Ă lâĂ©coute du morceau dâintroduction, King Of Dreams quâil sâagit dâune nouvelle incarnation de Rainbow.
Cette impression continue avec The Cut Runs Deep ou encore Truth Hurts, et se termine de la mĂȘme maniĂšre avec Wicked Ways. Lâalbum est mĂ©lodique certes, mais ne dĂ©colle jamais vraiment. Chaque titre pris en individuel est dâexcellente facture, mais lâensemble donne une impression bizarre, comme irrĂ©elle et distordue.
Slaves And Masters reste un album particulier dans la carriĂšre de Deep Purple, Ă lâimage de Come Taste The Band. On est loin de la maitrise retrouvĂ©e dans Perfect Strangers ou la fougue du dyptique Burn/Stormbringer. Une expĂ©rimentation oĂč la mayonnaise ne prend jamais vraiment.
MalgrĂ© un album bancal, la tournĂ©e qui sâen suit est un succĂšs. Mais Gillan sera vite revenu pour les raisons que lâon connait, ouvrant un nouveau chapitre de Deep Purple aprĂšs le dĂ©part dĂ©finitif de Ritchie Blackmore, qui reformera⊠Rainbow.
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@Boudj
