Saxon était de retour au zénith de Paris en mode « petite config » (environ 3 000 personnes) après son dernier passage le 8 avril 2024 en ouverture de Judas Priest. Un public de connaisseurs, heureux de retrouver cette légende de la NWOHBM.
« En 1984, 1985 et 1986, Saxon au sommet de sa gloire, s’était produit au Zénith de Paris. 40 ans plus tard, le groupe est enfin de retour, en tête d’affiche dans cette même salle.
40 ans plus tard, c’est aussi avec un certain brin de nostalgie que j’entre dans la fosse, 1986 marquant ma première rencontre live avec Saxon (Loudness en ouverture), 1986 – 2026 la boucle est bouclée !
« Hell, Fire and Damnation » démarre les hostilités, issu du dernier album ce titre est taillé pour le live, explosif et efficace.
« Power and the Glory » mon morceau préféré de cet album, Brian Tatler est bien en place et parfaitement synchro avec Doug Scarratt. C’est aussi le 1er album où apparait Nigel Glockler.
« And the Bands Played On» repris en chœur par le public, sous un fond d’images voyant défiler les albums du groupe, un moment d’émotion garantie.
« Dallas 1 PM » un hit incontournable, relatant l’assassinat de JFK, un moment historique intense comme ce titre à l’intro lancinante et prenante.
« Madame Guillotine » un nouveau classique du dernier album, sous des images de la révolution et de la terreur, ce titre semble faire l’unanimité auprès des fans.
« Heavy Metal Thunder » autre bolide du répertoire, ce titre speed aux riffs tranchants est littéralement jubilatoire.
« The Eagle has Landed » majestueux, voyant l’aigle descendre illuminer ce morceau, qui est aussi le titre de leur 1er album live. Puis le groupe va nous interpréter dans son intégralité l’album mythique
« Wheels of Steel ». Dont les 3 hits « Motorcycle Man » hymne à la moto et les sifflements emblématiques de Biff, « 747 Strangers in the Night » un refrain légendaire qui décolle pour nous inviter à un voyage dans la nuit, puis « Wheels of Steel » et son fameux refrain repris à l’unisson « She’s got Wheels, Wheels of Steel » avec un zénith debout sur la demande de Biff .
Le set se terminera avec 4 classiques intemporels : Denim and Leather, Strong Arm of the Law, le splendide Crusader et Princess of the Night pour clôturer cet évènement en beauté.
Le show fut parfait autant musicalement que visuellement. L’aigle emblématique était superbe, alternant des lights rouges , bleus … descendant par intermittence au-dessus de la scène.
La batterie était surélevée donnant un cachet supplémentaire à ce visuel projetant des images magnifiques comme sur « Crusader » tout le long de ce concert.
Nigel Glockler martyrise ses fûts et Nibbs Carter s’agite et chante (même sans micro) dans tous les sens, formant un rythmique en béton armé.
Mention aussi aux 2 guitaristes très complices et complémentaires, mon seul regret concernant quelques titres dont les solos sont assurés par Brian Tatler et moins inspirés que ceux de Paul Quinn surtout sur l’épique « Crusader ».
Biff le dernier membre historique est toujours aussi charismatique et sa voix reste puissante malgré les années et ses 75 ans. Nous avons assisté à un concert d’anthologie, comme souvent avec Saxon qui restera à jamais un monument du Metal.
La set list était articulée autour des 6 premiers albums + le dernier en date avec le hit Madame Guillotine qui ne dépareille en rien par rapport aux autres classiques.
Après plus de 40 ans de carrière, Saxon démontre qu’il reste un acteur essentiel de la scène Metal, capable de surprendre comme l’atteste son excellent dernier album et de mettre le feu et des étoiles pleins les yeux à son fidèle public. On en redemande !
Concernant Overdrivers, je n’ai entendu que 2 titres. C’est percutant et efficace, du bon Hard Rock (sans grande originalité) qui se rapproche musicalement d’un « Airbourne » à suivre.
Concernant Sortilège, un des combos emblématiques du Metal made in France des années 80 qui s’est reformé en 2019 sous l’égide de Zouille et de Bruno Ramos.
Le groupe a délivré une prestation convaincante, « Zouille » possède toujours cette voix puissante et envoutante, les titres sont bien en place et rôdé, malgré la perte tragique de Bruno Ramos, un des piliers du groupe lors de la reformation.
Le public a semblé assez réactif dans l’ensemble, surtout sur les standards plus anciens du répertoire, tel « Sortilège » et « Chasse le dragon » repris en harmonie par une foule conquise.
Personnellement, je n’ai jamais été un grand fan de ce groupe, donc je m’abstiendrai d’avoir un avis plus prononcé.
Hell, Fire and Damnation
Power and the Glory
And the Bands Played On
Dallas 1 PM
Madame Guillotine
Heavy Metal Thunder
The Eagle Has Landed
Wheels of Steel (album)
Motorcycle Man
Stand Up and Be Counted
747 (Strangers in the Night)
Wheels of Steel
Freeway Mad
See the Light Shining
Street Fighting Gang
Suzie Hold On
Machine Gun
Rappels :
Denim and Leather
Strong Arm of the Law
Crusader
Princess of the Night
Franck
