👉 [Chronique] – Sonata Arctica – Clear Cold Beyond (2024) by Denis LabbĂ©. đŸ’„

4.5
(68)

Je dois avouer que j’avais dĂ©crochĂ© de Sonata Arctica depuis une bonne quinzaine d’annĂ©es. Peu convaincu par le virage opĂ©rĂ© par le groupe avec Unia (2007) et par les dĂ©clarations de Tony Kakko, j’avais Ă©coutĂ© d’une oreille peu emballĂ©e les diffĂ©rentes productions du groupe qui allaient du correct au passable.

Visiblement, les différentes critiques des fans et la baisse de fréquentation des concerts du groupe ont conduit les Finlandais à revoir leur copie. Cela se traduit déjà par un son plus clair, moins sombre et plus dynamique, ce qui coïncide avec un retour aux Finnvox Studio et par la présence de Mikko Karmilla aux manettes. Sonata Arctica prend donc un coup de jeunesse bienvenu.

Le style est Ă  l’avenant. Finies les introspections ennuyeuses de Talviyo (2019), les dĂ©rives de Pariah’s Child (2014) et les prises de tĂȘte de The Ninth Hour (2016), le quintet nous envoie un mĂ©tal nĂ©o-classique enjouĂ©, rapide, lumineux et jouissif qui n’est pas sans rappeler ses premiers albums, avec une dose de sagesse en sus.

Certains critiques vont donc crier Ă  la trahison, au reniement, voire au conservatisme, mais les fans vont s’en moquer, car c’est ce qu’ils attendaient depuis des anĂ©nes.

1. First In Line
2. California
3. Shat Mat
4. Dark Empath
5. Cure For Everything
7. A Monster Only You Can’t See
Teardrops
8. Angel Defiled
9.The Best Things
10. Clear Cold Beyond

A l’écoute de la trilogie « First In Line », « California », « Shat Mat », ils retrouvent leur groupe fĂ©tiche dans ce qu’il a de meilleur Ă  leur offrir.

A savoir des titres rapides, légers et enjoués qui caractérisaient les débuts du groupe.

Les tempo rapides sont lĂ©gion, ce qui ne peut qu’intĂ©resser ceux qui suivent le groupe depuis ses dĂ©buts. On retrouve donc cet Ă©quilibre entre guitares et claviers sur le sautillant « Cure For Everything » ou l’épique « Angel Defiled » au refrain entraĂźnant.

Tony Kakko est au meilleur de sa forme et semble avoir retrouvĂ© son enthousiasme, ce qui n’est pas pour me dĂ©plaire.

En dĂ©pit de ce retour aux sources, Sonata Arctica n’en oublie pas ses expĂ©rimentations Ă  la Queen sur le progressif et grandiloquent « Clear Cold Beyond » ou sur le plus sombre, mais complexe « Dark Empath ».

Cela apporte un équilibre à cet album en le rendant moins monolithique et rend la transition plus facile et plus habile avec Talviyö (2019).

Sonata Arctica parvient donc Ă  concilier l’entrain de la jeunesse et la retenue de la maturitĂ©, comme sur le superbe « A Monster Only You Can’t See » au refrain pop/rock qui s’appuie sur des guitares aux influences celtiques.

MĂȘme la power ballad « The Best Things » trouve sa place au milieu de ce canevas savamment tissĂ©, qui permet au mĂ©diĂ©val « Teardrops » de dĂ©velopper ses ambiances lĂ©gĂšres au milieu de ce dĂ©luge de notes.

Clear Cold Beyond marque le retour au premier plan d’un groupe qui s’était perdu dans ses expĂ©rimentations.

@ Denis Labbé


Denis Labbé
Chroniqueur
A propos : [wp-svg-icons icon="point-right" wrap="i"] Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant. [wp-svg-icons icon="lightning" wrap="i"]

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