
1. Heatstrokes
2. Bedside Radio
3. Come On
4. Streamer
5. Shy Kid
6. Tokyo Nights
7. Lady Double Dealer
8. Fire
9. No Way
10. Back-Seat Rock’n’Roll
Â
Chris von Rohr : Basse, ChĆurs
Freddy Steady : Drums, ChĆurs
Fernando von Arb : Guitares, Chant
Marc Storace : Chant
Tommy Kiefer : Guitares, ChĆurs
Juerg Naegeli : Claviers, ChĆurs
Producteurs : Martin Pearson & Krokus
Label : Ariola
QuatriÚme album studio des Suisses de Krokus, Metal Rendez-vous marque un réel tournant dans la carriÚre du groupe.
Premier opus enregistré avec le chanteur Marc Storace (ex Easy Money), à la voix si puissante et si particuliÚre, il permet enfin au groupe de se faire connaßtre et de signer sur Ariola.
GrĂące Ă lâapport de Storace, la musique Ă©volue et entre enfin dans les annĂ©es 1980. Cela sâentend dĂšs lâexcellent et rapide « Heatstrokes », vrai hardânâroll qui emporte tout sur son passage.
Le riff en douze mesures est associĂ© Ă des accords plaquĂ©s, tandis que la voix dĂ©chire tout. Une superbe entrĂ©e en matiĂšre qui permet Ă lâauditeur de se mettre dans le bain et annonce dâautres beaux morceaux entraĂźnants, tels que « Shy Kid » qui donne envie de taper du pied avec son rythme binaire ou le furieux « Back-Seat Rock’n’Roll » dont le titre annonce la couleur et qui propose un beau refrain Ă chanter en chĆur.
Le groupe flirte également avec le heavy sur le robuste « Come On » aux arrangements finalement trÚs subtils.
Cet album nâĂ©tant pas monochrome, il propose des chansons plus lentes et mĂ©lodiques qui permettent dâinstaller des ambiances sympathiques, comme « Bedside Radio » qui flirte parfois avec le southern rock ou sa jumelle « Lady Double Dealer », construite sur un rythme similaire et un riff classique.
Plus entraĂźnant, « Fire » sâappuie sur un riff blues-boogie rĂ©pĂ©titif qui marque les esprits et donne envie de secouer la tĂȘte.
Sans inventer la poudre, Krokus sait parfaitement se servir de ses influences pour nous dĂ©livrer des morceaux efficaces. Lâensemble claque, envoĂ»te et permet de dĂ©couvrir un groupe qui trouve enfin sa vitesse de croisiĂšre.
A cĂŽtĂ© de cela, Krokus peut aussi sâaventurer sur des chemins moins balisĂ©s. Ainsi, « Tokyo Nights » mĂȘle ambiances orientales et passages reggaes pour un titre Ă©tonnant, aux jolies mĂ©lodies qui en a surpris plus dâun Ă lâĂ©poque. En nous proposant une telle chanson, Krokus sort de sa zone de confort et montre Ă ses dĂ©tracteurs quâil ne se contente pas de copier ses voisins.
Il en va de mĂȘme pour la power ballad « Streamer » qui permet de montrer toutes les qualitĂ©s vocales de Marc Storace.
Ses apports ne souffrent dâaucune contestation possible. GrĂące Ă cet album, le groupe part en tournĂ©e Ă travers lâEurope en soutien de Ted Nugent, Nazareth et Rainbow puis dâAC.DC, Sammy Hagar et Cheap Trick. Il participe Ă©galement au festival de Reading.
Trois singles sont extraits de cet album qui entre dans les charts et se vend Ă plus de 150Â 000 exemplaires en Suisse.
Pour la plupart des fans et des critiques, Metal Rendez-vous est le premier vrai album de Krokus et certains de ses titres apparaissent comme des classiques du groupe qui ne jouera plus vraiment les chansons des trois opus précédents.
@Denis Labbé

