Il semble que tout a Ă©tĂ© dit, ou presque sur Metallica et son trĂšs controversĂ© St. Anger. Mais en rĂ©alitĂ©, câest un peu plus compliquĂ© quâil nây parait.
En 2003, Metallica sort un album qui se veut dans lâair du temps, une tentative de tĂ©moignage de son Ă©poque avec la volontĂ© de prendre le train en marche face aux nouveaux groupes qui trustent la tĂȘte dâaffiche.
Depuis 2001, Metallica tente de mettre en Ćuvre un album qui sâavĂšre ĂȘtre plus difficile Ă produire quâĂ lâaccoutumĂ©. Il faut dire que le dĂ©part de Jason Newsted et la cure de dĂ©sintoxication de James Hetfield nâarrangent rien. Le groupe tente mĂȘme de recoller les morceaux en embauchant un psy.

2. St. Anger (7:21)
3. Some Kind of Monster (8:25)
4. Dirty Window (5:24)
5. Invisible Kid (8:30)
6. My World (5:45)
7. Shoot Me Again (7:10)
8. Sweet Amber (5:27)
9. The Unnamed Feeling (7:09)
Si les annĂ©es 90 ont Ă©tĂ© un vrai parcours du combattant avec une direction musicale qui se voulait plus MTV friendly, le dĂ©but des annĂ©es 2000 est dâun autre acabit. Les groupes du moment sont plus Ă©nervĂ©s que jamais et il faut placer la barre haut pour les concurrencer, Slayer avait tentĂ© le coup avec leur Diabolus In Musica qui nâa pas marquĂ© son Ă©poque.
Megadeth sort un Risk qui reste tout aussi déconcertant, et Anthrax période John Bush a plutÎt bien réussi la transition. De son cÎté, ce sont les dissensions chez Metallica.
On peut Ă la limite comprendre que Metallica veuille frapper un grand coup, et câest une sorte de retour aux sources avec cette album agressif, mais plus que poussif, qui donne lâimpression dâĂ©couter un groupe qui veut Ă tout prix restĂ© branchĂ©, mais qui sâest emmĂȘlĂ© les pinceaux.
Parce quâon sent que le groupe sâest perdu en chemin pour Ă©crire lâalbum, tout comme Bob Rock qui Ă©tait censĂ© canaliser la crĂ©ativitĂ© des musiciens. Autant sa contribution sur les albums prĂ©cĂ©dents avaient fait que le rĂ©sultat sonnait comme du Metallica, autant on ne reconnait plus vraiment la patte du producteur. Bien que travaillant avec le mĂȘme processus dâenregistrement, on sent que cela nâa pas Ă©tĂ© facile tous les jours.
En allant plus loin, Metallica aurait bien pu pondre un album moins long avec des titres plus accrocheurs, sans parler dâun son de caisse claire qui du point de vue Lars Ulrich reprĂ©sentait toute cette rage enfouie.
La particularitĂ© de certains mauvais albums reste lâambiance dĂ©lĂ©tĂšre qui accompagne sa production, St. Anger ne fait pas exception.
Le résultat est une déception pour les fans de la premiÚre heure, du moins ceux qui sont restés aprÚs le Black Album, et le chemin de croix de Metallica sera encore long avant une premiÚre rédemption avec Death Magnetic.
@Boudj
