🟠 [Chronique] Keys – Infinity Parabellum (2026) par le Doc. 🟠  

4.6
(57)

  • 📅 20 Fevrier 2026
  • 🏷️ Escape Music

Avec Infinity Parabellum, Keys signe un troisième album qui fait presque figure d’exploration conceptuelle au sein du rock mélodique moderne.

Piloté par le claviériste Mark Mangold (pionnier de Touch, Drive et She Said) et le chanteur Jake E (connu pour Cyhra, Amaranthe et autres projets), le groupe pose ici une marque forte : celle d’un rock où les claviers ne sont pas accessoires, mais véritable moteur sonore.

Sorti le 20 février 2026 via Escape Music, Infinity Parabellum ne ressemble à rien de strictement conventionnel.

Alors que beaucoup de productions rock contemporaines mettent les guitares au centre, Keys renverse un peu la donne : ici, les synthés, orgues et autres textures de clavier dominent  jusqu’à imiter des sons « guitares » grâce à des plug-ins sophistiqués mais sans jamais sacrifier l’énergie ou l’agressivité du rock pur.


Ce qui frappe avant tout, c’est l’ambition du projet : Infinity Parabellum oscille entre passages progressifs réfléchis, envolées mélodiques majestueuses et hymnes rock immédiats, tout en tenant compte du rôle central de la voix. Jake E, dont la tessiture s’étend sur quatre octaves, offre une performance vocale puissante et nuancée qui porte chacune des compositions, qu’il s’agisse de titres nerveux ou de ballades plus atmosphériques.

L’album s’ouvre avec Infinity Parabellum, une pièce introductive aux arpèges scintillants et aux harmonies ambitieuses qui semblent annoncer un univers en expansion.

Message From the Void poursuit avec une dimension plus rock progressif, dense et mystérieuse, où les rythmes martelés créent une tension captivante.


Jannus apporte de son côté une énergie plus fédératrice, rappelant par moments des textures seventies/progressives, tandis que Catapult convoque une approche plus martelée et presque cinématographique.

Eruptions / Flamethrower est l’un des moments-phares du disque : une explosion sonore qui unit puissance et virtuosité.


Lost in Time et Beautiful World explorent des territoires plus mélodiques et contemplatifs, soulignant la capacité du groupe à mêler technicité instrumentale et émotion pure, tandis que When Night Calls et We Fight to Live concluent sur une note à la fois puissante et réfléchie.


Ce qui distingue Infinity Parabellum de la majorité des albums rock actuels même dans les sphères progressives est la manière dont les claviers ne servent pas uniquement à colorer ou à soutenir, mais bien à dire l’essentiel.

Les couches de synthés et d’orgue créent des ambiances, des lignes mélodiques et même des phrasés rythmiques qui pourraient traditionnellement revenir à une guitare.
Mais malgré cette approche atypique, l’album reste accessible.

Les thèmes mélodiques sont bien définis et les structures, même lorsqu’elles flirtent avec le progressif, ne perdent jamais l’auditeur en chemin. Et au milieu de ces architectures sonores ambitieuses, la voix expressive et puissante de Jake E agit comme le fil qui relie l’ensemble.

Infinity Parabellum est une œuvre audacieuse, riche en couleurs et en textures, qui prouve qu’un groupe peut placer les claviers au centre de son écriture sans sacrifier l’âme rock de ses compositions.

C’est un album qui se mérite, mais qui se révèle particulièrement gratifiant à l’écoute répétée  une sorte d’aventure sonore où virtuosité instrumentale et mélodie communicative se rencontrent pour créer un tout unique.


Pour les amateurs de rock progressif mélodique qui apprécient les explorations instrumentales fortes et les voix puissantes, Infinity Parabellum est un voyage qui vaut franchement le détour.

  • 1. Infinity Parabellum
  • 2. Message From The Void
  • 3. Jannus
  • 4. Catapult
  • 5. Eruptions
  • 6. Flamethrower
  • 7. Lost In Time
  • 8 Beautiful World
  • 9. When Night Calls
  • 10. We Fight To Live

Note 15/20

Stay Tuned

Doc Olivier


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