
1. Rocket Engines
2. The Drug
3. Let’s Get Wasted
4. No No No
5. Television
6. The Pretty Faces
7. The Image
8. Rotten Soul
9. I Wanna Get Some
10. Look at You
11. Star Ride
12. Generation Graveyard
13. Fightin’ the War
Label : Music For Nation
CinquiĂšme album de Warrior Soul, The Space Age Playboys voit lâarrivĂ©e de deux nouveaux membres aux guitares (X-Factor) et Ă la batterie (Scott Duboys), prouvant lâinstabilitĂ© de cette formation qui est rĂ©ellement le bĂ©bĂ© de Kory Clarke.
MalgrĂ© cela, cet opus est considĂ©rĂ© par une bonne partie de la critique comme la meilleure rĂ©alisation du groupe aux cĂŽtĂ©s de Salutations from the Ghetto Nation (1992) et de Last Decade Dead Century (1990). Son Ă©coute en apporte une preuve flagrante, ou plutĂŽt treize preuves flagrantes puisquâil nâexiste aucun titre faible sur ce disque.
On y retrouve la patte Warrior Soul, câest-Ă -dire ce mĂ©lange de heavy metal : lâentĂȘtant « Rocket Engines » qui ouvre les hostilitĂ©s, de stoner : lâĂ©pais « Look at You », dâambiances psychĂ©dĂ©liques : le troublant « Fightin’ the War », de rock alternatif : le quasi sleaze « The Image » et dâĂ©nergie punk : le superbe « Television », le tout propulsant des paroles revendicatrices et souvent surrĂ©alistes que transcende la voix unique de Kory Clarke.
Comme pour de nombreux titres du groupes, les riffs et les lignes vocales fonctionnent sur la répétition comme sur « The Drug » aux sonorités stoner ou encore le furieux « The Pretty Faces » qui voit Kory partir dans des envolées hallucinées
Les rythmes sont variĂ©s, ce qui permet dâentendre Warrior Soul sâattaquer Ă des rythmes rapides, ce qui nâa pas toujours Ă©tĂ© le cas. On retrouve ainsi le superbe « Rotten Soul » au riff hypnotique, Ă lâĂ©nergie dĂ©bordante, mais Ă©galement le gĂ©nial « Generation Graveyard » sur lequel le batteur abat un travail monstrueux tandis que Kory se fait le porte-parole dâune gĂ©nĂ©ration sacrifiĂ©e.
Le son est énorme ce qui donne une ambiance de fin du monde à ce déferlement de riffs et de cris.
Warrior Soul sâattaque au hard rock, en mettant en place des compositions inspirĂ©es, bourrĂ©e de groove, comme lâexcellente « Let’s Get Wasted » dont le riff tourbillonnant Ă©voque les groupes psychĂ©dĂ©liques des annĂ©es 1970 ou lâincontournable « I Wanna Get Some » qui ne peut plus vous sortir de lâesprit une fois entrĂ©.
Le groupe se permet aussi de sâabreuver au proto-punk sur « No No No » qui Ă©voque les MC5 et de pousser ses explorations du heavy metal au-delĂ de ses limites avec le viscĂ©ral « Star Ride » dont Kory se sert comme creuset pour y couler toutes ses influences et en ressortir une perle brillant de mille feux.
The Space Age Playboys apparait comme lâaboutissement de la carriĂšre de Warrior Soul et un album indispensable pour tout amateur de metal.
@Denis Labbé

