🟠 [Chronique] Creye – V: Aftermath (2026) par le Doc. 🟠  

4.7
(70)

Avec IV: Aftermath, Creye aborde un moment charnière de sa carrière. Nouveau chanteur, nouvelle dynamique interne, mais toujours cette volonté de faire évoluer le melodic rock vers des territoires plus contemporains. Un pari audacieux, qui donne naissance à un album aussi intrigant que contrasté.


Quatrième album, quatrième frontman : difficile de ne pas voir Aftermath comme un nouveau départ. L’arrivée de Simon Böös modifie sensiblement l’équilibre du groupe, apportant une couleur différente, plus tendue, parfois plus directe.


Derrière cette évolution, Andreas Gullstrand reste le maître d’œuvre, garant d’une identité musicale reconnaissable entre toutes. Mais l’ensemble donne le sentiment d’un groupe en reconstruction, encore en train de trouver son nouvel équilibre.


Musicalement, Creye reste fidèle à ses fondations : claviers omniprésents, refrains accrocheurs, sens aigu de la mélodie. Mais IV: Aftermath pousse plus loin l’intégration d’éléments modernes.


Certains titres flirtent avec une approche presque pop contemporaine, tandis que d’autres restent ancrés dans un AOR plus classique. Ce mélange crée une dynamique intéressante, même si elle peut parfois sembler déséquilibrée.


Lorsque le groupe trouve le bon dosage, le résultat est particulièrement convaincant : les morceaux gagnent en impact sans perdre leur accessibilité.


Le changement de chanteur est évidemment au cœur des débats. Simon Böös apporte une intensité nouvelle, mais son interprétation peut parfois sembler plus rigide, notamment dans les passages les plus exigeants.


Ce choix artistique divise : certains y verront un souffle neuf, d’autres regretteront la fluidité des précédentes incarnations du groupe. Une chose est sûre, cette voix donne à Aftermath une identité distincte.


Sur le plan sonore, l’album est irréprochable. La production est dense, précise, parfaitement calibrée pour un public actuel.

Les arrangements sont travaillés, les textures riches, et l’ensemble dégage une vraie puissance.
Creye démontre ici sa capacité à rivaliser avec les standards modernes du genre, tout en conservant une base mélodique solide.


Si l’ambition est indéniable, IV: Aftermath souffre parfois d’un manque d’homogénéité. Les transitions entre styles ne sont pas toujours parfaitement fluides, et l’identité globale du disque peut sembler fluctuante.
Mais cette instabilité reflète aussi une phase d’évolution.

Creye expérimente, ajuste, et cherche à redéfinir son positionnement.


Avec IV: Aftermath, Creye livre un album de transition ambitieux, parfois inégal, mais jamais dénué d’intérêt.


  • 1. Something Missing
  • 2. Bad Romance
  • 3. Rust
  • 4. Left In Silence
  • 5. Don’t Talk About It
  • 6. Through The Window
  • 7. Only You
  • 8. Glow
  • 9. Aligned
  • 10. The Last Night On Earth
  • 11. Clay

Note 17/20

Stay Tuned

Doc Olivier


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