🟠 [Chronique] Hell In The Club –  Joker In The Pack (2025) par le Doc 🟠  

4.7
(49)

Artiste : Hell in the Club
Titre : Joker In The Pack
Date de sortie : 7 novembre 2025
Label : Frontiers Music Srl
Genre : Hard rock / heavy metal à la sauce années 80 modernisée


Le combo italo-suédois Hell In The Club revient en 2025 avec Joker in the Pack, un septième album qui marque un tournant majeur dans sa carrière.

Après plus d’une décennie de riffs contagieux et d’énergie scénique débridée, le groupe change de donne : une nouvelle voix, un nouvel élan et un son plus mûr, sans trahir ses racines.

Connus pour leur mélange addictif de hard rock 80’s, de sleaze et de modernité, les Italiens menés par Andy “Andrea” Buratto (basse, Trick or Treat) et Dave (chanteur historique du groupe) avaient habitué leurs fans à des albums pleins de fun et de flamboyance.

Mais en 2025, la donne change : Terese “Tezzi” Persson (ex-Infinite & Divine) prend le micro, et la voix féminine vient électriser la formule.


Dès le morceau d’ouverture “The Devil Won’t Forget Me”, le ton est donné : riffs acérés, batterie nerveuse et refrains qui s’impriment dès la première écoute.

La production signée Simone Mularoni (DGM, Sweet Oblivion) brille par sa clarté et sa puissance. Tout sonne massif mais précis, à la croisée du hard US et du metal mélodique européen.


Le single “Robert the Doll”, déjà dévoilé en avant-première, mêle atmosphère et tension : un titre au parfum presque cinématographique, qui prouve que le groupe sait désormais manier l’intensité autrement qu’à grands coups de refrains hurlés.


“Dirty Love” et “New Desire” ramènent le fun et la sueur du Sunset Strip, avec des riffs qui évoquent Mötley Crüe ou Crashdïet, tandis que “Magnetars” met en avant le message de Tezzi : l’acceptation de la différence comme force, dans un texte plus introspectif et personnel.


Enfin, “When the Veil of Night Falls” clôt l’album sur une note plus mélancolique, prouvant que Hell In The Club sait ralentir sans perdre de puissance.
Le pari du changement de chanteur était risqué.

Pourtant, Tezzi Persson s’impose avec naturel. Sa voix, à la fois rauque et mélodique, donne une dimension nouvelle à la musique du groupe.

Là où Dave incarnait le côté sleaze et provocateur, Tezzi apporte de la chaleur et de la profondeur.


Musicalement, les guitares de Picco et Dave (également à la rythmique) gardent cette touche vintage et directe, mais les arrangements gagnent en texture.

Le groupe ne s’enferme pas dans le cliché, il évolue avec finesse.
Avec Joker in the Pack, Hell In The Club prouve qu’il est capable de se réinventer sans perdre son âme. Le disque ne bouleverse pas les codes du hard rock, mais il les revitalise avec conviction.

Le son est plus moderne, la dynamique renouvelée, et l’énergie reste communicative.
C’est un album de transition, mais aussi de consolidation — celui d’un groupe qui refuse de se répéter et ose repartir à zéro avec panache.

1.    The Devil Won’t Forget Me
2.    New Desire
3.    Dirty Love
4.    Robert The Doll
5.    Fairytale
6.    The Ocean
7.    Magnetars
8.    Pretty Little Freak Show
9.    Out In The Distance
10.    When The Veil Of Night Falls

  • Andrea “Andy” Buratto – basse 
  • Terese “Tezzi” Persson – chant 
  • Andrea “Picco” Piccardi – guitare
  • Marco “Mark” Lazzarini – batterie 

Note 15/20

Stay Tuned

Doc Olivier


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