Le 18 octobre dernier, la paisible ville de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais) vibrait une nouvelle fois au son du Bully On Rocks, festival désormais incontournable pour les amateurs de rock et de hard rock du nord de la France.
Organisée par l’association Heavy Metal Maniac Association (HMMA), cette nouvelle édition a réuni un plateau international de choix : Sweet Electric, Cirkus Prütz, Sideburn et China.
Quatre formations, quatre ambiances, mais un seul fil conducteur : la passion d’un rock authentique et sans artifice.
C’est aux Allemands de Sweet Electric qu’est revenu l’honneur d’ouvrir le bal. Et autant dire qu’ils ont pris leur rôle de chauffeurs de salle très au sérieux. Leur boogie rock survitaminé, aux accents seventies, a instantanément électrisé le public de l’Espace François Mitterrand.
Dès les premières notes, le groupe a imposé un groove communicatif, mêlant riffs accrocheurs, refrains fédérateurs et une présence scénique pleine d’enthousiasme.
Le chanteur, véritable showman, n’a pas hésité à descendre au plus près des premiers rangs pour faire chanter le public.
Le son, clair et équilibré, a permis de savourer pleinement le jeu de guitare nerveux et les lignes de basse bondissantes qui caractérisent leur style.
Seul bémol : en ouverture de soirée, la salle n’était pas encore totalement remplie, et une partie du public découvrait le groupe. Mais l’énergie et la sincérité du set ont conquis les curieux. Une entrée en matière idéale, colorée et généreuse.
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Place ensuite aux Suédois de Cirkus Prütz, formation encore peu connue en France mais qui a su rapidement trouver sa place dans cette soirée. Avec leur blues-rock musclé, aux relents de Southern rock et de boogie vintage, les Scandinaves ont proposé un set tout en nuances.
Loin des démonstrations, le groupe a misé sur l’émotion et le feeling, livrant des morceaux puissants mais pleins de respiration, où chaque solo semblait raconter une histoire.
Le public, de plus en plus dense au fil du concert, s’est laissé porter par cette ambiance plus roots, plus groovy. Certains morceaux rappelaient l’esprit de Lynyrd Skynyrd ou ZZ Top, avec un supplément d’âme nordique.
Le contraste avec Sweet Electric s’est révélé particulièrement bienvenu : après le boogie survitaminé, Cirkus Prütz a installé une atmosphère plus posée mais tout aussi habitée, faisant monter la tension en douceur vers le hard rock de la suite.
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Déjà passés par Bully On Rocks il y a quelques années, les Helvètes de Sideburn faisaient figure de « vieux amis » du festival. Leur retour était attendu et ils n’ont pas déçu.
Leur hard rock mélodique et efficace, dans la droite lignée d’AC/DC dont on aura quelques extraits mais aussi Gotthard ou Krokus, a immédiatement trouvé écho dans le cœur du public.
Avec un son plus massif et une attitude résolument rock’n’roll, Sideburn a fait grimper la température d’un cran.
Roland, charismatique et puissant, a mené la charge avec conviction, tandis que la section rythmique pilonnait avec rigueur.
Le public, désormais pleinement conquis, a commencé à bouger, à chanter, à frapper des mains. Clin d’oeil a ACE oblige aussi !
La cohésion du groupe, forgée par des années de route, transparaissait dans chaque titre : pas d’esbroufe, mais du rock taillé pour la scène.
Un set carré, chaleureux et galvanisant, qui a parfaitement préparé le terrain pour la tête d’affiche.
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Il était près de 23h lorsque les légendaires China ont investi la scène, sous les acclamations d’un public déjà conquis.
Quarante ans de carrière au compteur, une réputation intacte, et un répertoire de classiques : les Suisses étaient clairement attendus comme le clou du spectacle.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont livré une prestation à la hauteur de leur statut. Dès les premiers accords de Dead Lights, la magie a opéré. Le groupe, parfaitement en place, a enchaîné les morceaux emblématiques – Animal Victim, Sign in the Sky, Rock City – dans un déferlement d’énergie maîtrisée.
Bien sur nous attendions tous In The Middle Of The Night, titre pourle moins emblématique du groupe.
Le chanteur a fait preuve d’une aisance incroyable, alternant puissance vocale et moments d’émotion plus retenus.
Les guitares, précises et tranchantes, ont réveillé tous les amateurs de hard rock mélodique des années 80.
La complicité entre les musiciens et le public a atteint son apogée sur Shout It Out, repris en chœur par la foule.
L’ambiance était celle des grands soirs : sourires, bières levées, et un véritable sentiment de communion.
Un final éclatant, porté par un groupe qui prouve que la flamme du hard rock classique brûle toujours aussi fort.
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Au-delà des prestations, ce Bully On Rocks 2025 restera dans les mémoires pour son ambiance conviviale et passionnée.
L’association HMMA a une fois de plus démontré son savoir-faire : une organisation fluide, un accueil chaleureux, un son maîtrisé et une logistique sans faille.
Le public, fidèle et varié mélange de fans historiques et de curieux a répondu présent, confirmant le succès croissant de cet événement à taille humaine.
Ce qui fait la force de Bully On Rocks, c’est cette proximité entre artistes et spectateurs, cette absence de barrière artificielle.
Ici, on discute au stand de merchandising, on trinque entre deux concerts, on échange des sourires sincères.
Le rock y retrouve son essence : une affaire de partage, de passion, de sincérité. Avec une affiche internationale équilibrée, une ambiance électrique et des prestations solides de bout en bout, Bully On Rocks 2025 s’impose comme l’une des plus belles éditions du festival.
De l’énergie débridée de Sweet Electric à la classe intemporelle de China, en passant par la sincérité bluesy de Cirkus Prütz et la puissance de Sideburn, la soirée a tenu toutes ses promesses.

Un cru 2025 qui confirme que Bully On Rocks n’a rien à envier aux grands rendez-vous européens si ce n’est la taille.
Et c’est peut-être justement ce format intime, cette âme artisanale, qui fait tout son charme.
Vivement la prochaine édition !
Stay Tuned
Doc Olivier
