Avec Year Of The Snake, The Gems confirme qu’il ne s’agit pas simplement d’un nouveau projet né des cendres de Thundermother.
Le trio suédois Guernica Mancini au chant, Mona Lindgren à la guitare et Emlee Johansson à la batterie poursuit ici son affirmation artistique avec un album plus affirmé, plus dense et surtout plus personnel.
Sorti en 2026, ce second album agit comme un symbole de transformation. Le titre Year Of The Snake n’a rien d’anodin : il évoque la mue, le changement, la capacité à laisser derrière soi les épreuves pour renaître plus fort. Une métaphore qui colle parfaitement à l’histoire récente du groupe.
L’album s’ouvre avec Walls, courte introduction atmosphérique qui prépare le terrain avant l’arrivée du morceau-titre Year Of The Snake. Et là, le trio frappe fort : riff incisif, refrain fédérateur et groove immédiat. C’est un morceau taillé pour la scène, où la voix puissante de Mancini s’impose avec autorité.
Avec Gravity, le groupe plonge davantage dans l’esthétique hard rock mélodique des années 80. Les guitares brillantes et les harmonies vocales donnent au morceau une dimension presque nostalgique, mais la production moderne empêche toute sensation de déjà-vu.
Diamond In The Rough marque un virage légèrement plus bluesy. Le riff y est plus lourd, presque swagger rock, et le morceau rappelle que The Gems sait aussi jouer sur les grooves plutôt que sur la vitesse.
Live And Let Go poursuit dans un registre plus mélodique. Le refrain est immédiatement mémorisable, preuve que le groupe possède un vrai sens de l’écriture efficace.
Les titres Clout Chaser et Hot Bait injectent ensuite une énergie plus brute dans l’album. Le second, avec son groove presque sudiste, apporte une touche rock’n’roll très rafraîchissante. ’album ralentit avec Forgive And Forget, ballade où la voix de Mancini révèle toute sa sensibilité. Ce moment plus introspectif permet à l’album de respirer avant de repartir de plus belle.
Dans la seconde moitié du disque, Go Along To Get Along, Math Ain’t Mathing ou Stars apportent des variations rythmiques et stylistiques. Certains morceaux expérimentent davantage, montrant que le trio ne souhaite pas rester enfermé dans un seul registre.
Le disque retrouve toute sa puissance avec Firebird, morceau intense qui relance la machine avant la conclusion.
Le dernier titre, Happy Water, termine l’album sur une note plus légère et énergique. Comme un rappel que, malgré les thèmes de transformation et de résilience, le rock reste avant tout une célébration.
Avec Year Of The Snake, The Gems franchit un cap. L’album est plus varié, plus solide dans son écriture et confirme la personnalité du trio.
Sans chercher à révolutionner le hard rock, le groupe réussit à en capturer l’essence : riffs accrocheurs, refrains puissants et énergie communicative. Un disque qui prouve que la scène hard rock actuelle peut encore produire des albums vibrants et authentiques.
Les Titres:
- 1. Walls
- 2. Year Of The Snake
- 3. Gravity (ft. Tommy Johansson)
- 4. Diamond In The Rough
- 5. Live And Let Go
- 6. Clout Chaser
- 7. Hot Bait
- 8. Forgive And Forget
- 9. Go Along To Get Along
- 10. Math Ain’t Mathing
- 11. Firebird
- 12. Stars
- 13. Buckle Up
- 14. Happy Water
La musique:
Note 18/20
Stay Tuned
Doc Olivier
