MESSALINE poursuit l’aventure de son nouvel album Lilith avec « Geisha », troisième single extrait du disque paru en mars dernier. Un morceau où la puissance du Rock rencontre une écriture beaucoup plus sensible, porté aujourd’hui par un nouveau clip réalisé par Maëlig.
Il y a des chansons qui frappent immédiatement par leur puissance. D’autres prennent le temps de s’installer et jouent davantage sur les émotions.
« Geisha » semble vouloir faire les deux.
Deux mots résument particulièrement bien l’esprit de ce nouveau single : douceur et violence. Un contraste qui correspond finalement assez bien à l’identité de MESSALINE.
Depuis longtemps, le groupe occupe en effet une place particulière dans le paysage Hard Rock français, avec une personnalité difficile à enfermer dans une seule catégorie.
Sur « Geisha », cette singularité passe autant par la musique, décrite comme incandescente, que par les mots. Car MESSALINE a toujours accordé une véritable importance à la langue française et aux images qu’elle permet de créer.
Et certaines phrases de « Geisha » possèdent justement cette double lecture poétique et émotionnelle :
« J’ai brisé l’armure rouillée de ton samouraï, j’avais espéré qu’un beau jour nos amours aillent… »
Quelques mots suffisent pour installer tout un décor.
Le Japon fantasmé, le samouraï, l’armure… mais surtout derrière ces images, une relation, des blessures et des espoirs.
Pour accompagner « Geisha », MESSALINE retrouve le graphiste et réalisateur Maëlig, qui connaît déjà parfaitement l’univers visuel du groupe.
Il avait notamment travaillé sur les clips de « Je Voulais Te Dire » et « Black Shaman », issus de l’album Vieux Démons, ainsi que plus récemment sur « Les Piqûres d’Hadès ».
Une continuité artistique particulièrement intéressante pour un groupe qui semble accorder autant d’importance aux images qu’aux mots.
Avec « Geisha », MESSALINE dévoile donc une nouvelle facette de Alias Lilith, son album sorti en mars 2026.
Après deux premiers singles, ce troisième extrait permet surtout de rappeler ce qui distingue le groupe dans la scène française : une musique qui ne cherche pas simplement l’efficacité du riff, mais qui accorde également une place essentielle aux textes, aux atmosphères et aux émotions.
MESSALINE reste décidément un groupe difficile à ranger dans une case. Et c’est probablement tant mieux. Avec « Geisha », la formation française joue avec les oppositions : la douceur face à la violence, la poésie face aux guitares, la fragilité face à l’armure du samouraï.
Un morceau de caractère qui rappelle surtout qu’en matière de Rock français, la puissance d’un titre peut aussi venir de ses mots.
Avec « Geisha », MESSALINE ne choisit pas entre la plume et les guitares : il fait parler les deux.
Stay Tuned
Doc Olivier
